Harcèlement scolaire : l’État jugé responsable dans la mort de Marion Fraisse

Harcèlement scolaire : l’État jugé responsable dans la mort de Marion Fraisse

INFO LE FIGARO

  • Par Angélique Négroni
  • Mis à jour le 01/02/2017 à 21:24
  • Publié le 01/02/2017 à 20:06

INFO LE FIGARO – Victime de harcèlement à l’école, cette collégienne s’était suicidée malgré les multiples alertes des parents aux enseignants.

Près de quatre ans après le suicide de Marion Fraisse, 13 ans, harcelée par des jeunes de son collège dans l’Essonne, une première condamnation pour faute vient de tomber. L’État vient, en effet, d’être reconnu partiellement responsable de la mort de cette élève de 4e, qui était scolarisée à Briis-sous-Forges.

Dans …

Cet article a été publié dans l’édition du Figaro du 02/02/2017 . 87% reste à lire.

Sources : LE FIGARO

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Rennes. Pour s’occuper, il demandait à des enfants de se battre.

Rennes. Pour s’occuper, il demandait à des enfants de se battre.

Modifié le 31/01/2017 à 16:38 | Publié le 30/01/2017 à 20:57, Ouest-France.

Un jeune majeur a demandé à des enfants de 6 et 7 ans de se battre, durant l'été 2016, dans le quartier de Villejean, à Rennes.
Un jeune majeur a demandé à des enfants de 6 et 7 ans de se battre, durant l’été 2016, dans le quartier de Villejean, à Rennes. Photo d’illustration : Fotolia.

 

Un jeune majeur a été placé en garde à vue la semaine dernière à Rennes. Durant l’été 2016, il a encouragé de jeunes garçons à s’affronter dans la rue. Il sera poursuivi en justice pour « provocation de mineur à commettre un délit ».

Fin août, les pompiers interviennent sur la dalle Kennedy dans le quartier de Villejean, à Rennes. Un petit garçon de 6 ans s’est ouvert la tête en se battant avec d’autres enfants. Il est pris en charge par les secours et conduit à l’hôpital. La police est prévenue en raison du jeune âge de la victime.

« Il s’ennuyait »

L’enfant, et les trois autres garçons qui étaient avec lui, scolarisés dans une école du quartier, sont entendus par la brigade des mineurs.

Les enquêteurs découvrent que les jeunes élèves se sont battus dans la rue à la demande d’un jeune homme de 19 ans, qui réside aussi à Villejean.

« C’était l’été, il s’ennuyait et il a demandé à des enfants de 6 et 7 ans qui étaient sur la dalle, de faire un « fight » (un combat), confie un policier. On ne sait pas combien de fois ils se sont affrontés, mais le 28 août 2016, l’un d’eux a été blessé à la tête. Pour éviter d’avoir des problèmes, le majeur lui a donné 10 € afin qu’il dise à ses parents qu’il s’était fait ça tout seul. »

Placé en garde à vue

Jeudi 26 janvier, le jeune homme, actuellement incarcéré pour une autre affaire, a été extrait de sa cellule et placé en garde à vue au commissariat de Rennes.

Il aurait reconnu avoir incité les enfants à s’affronter, mais sans exercer de menace.

Il sera poursuivi devant le tribunal correctionnel pour « provocation de mineur à commettre un délit ».

Sources : Ouest-France  Lire le journal numérique

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Un adolescent meurt sous les coups de son beau-père

Drame familial à Vitry : un adolescent meurt sous les coups de son beau-père

Le Parisien, Lucile Métout, 28 janvier 2017, 12h10 | MAJ : 28 janvier 2017, 17h26

VITRY-SUR-SEINE, LE 28 JANVIER. C’est dans cet appartement du quartier de la Commune-de-Paris que le drame s’est déroulé. Le collégien aurait perdu la vie après avoir reçu des coups.

LP/F. Dugit

La police judiciaire enquête sur la mort d’un adolescent, survenue vers 23 heures vendredi soir, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans le quartier Commune-de-Paris.

La police judiciaire enquête sur la mort d’un adolescent, survenue vers 23 heures vendredi soir, à Vitry-sur-Seine, dans le quartier Commune-de-Paris, le plus dense de la ville. D’après nos informations, la victime, un collégien âgé de 15 ans, aurait perdu la vie après avoir reçu des coups de son beau-père. C’est pour le punir qu’il aurait été frappé, à l’aide d’une ceinture notamment. Le beau-père du jeune homme, âgé de 36 ans, a indiqué aux policiers sur place avoir infligé une correction à l’adolescent «parce qu’il n’allait plus à l’école», selon une source proche du dossier.

Il a corrigé très fortement son beau-fils à la ceinture vers 21 heures ou 22 heures» alors que le reste de la famille -la mère de 38 ans et ses quatre autres enfants- était présent dans l’appartement et «quand il est allé voir le garçon une heure après dans sa chambre, celui-ci était en arrêt cardio-respiratoire», selon cette même source.

La famille a prévenu les secours mais, malgré le massage cardiaque prodigué, le décès a été prononcé peu après 23 heures. Le beau-père a aussitôt été interpellé et placé en garde à vue. Une autopsie du corps de la victime a eu lieu samedi matin, selon le parquet.

La police judiciaire du Val-de-Marne est en charge de l’enquête.

 - C’est dans cet immeuble de Vitry que s’est déroulé le drame. LP/F. Dugit

SOURCES : leparisien.fr

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LEGALIS, l’actualité du droit des nouvelles technologies

Jurisprudence : Responsabilité

Cour d’appel de Paris, pôle 3, ch. 5, arrêt du 13avril 2016

Mme X. / Ministère Public, iVentures Consulting, et autres

dénonciation calomnieuse – email – faux – faux profils – harcèlement – sms – tentative de chantage – usage de faux – Usurpation d’identité – violence

Prononcé publiquement le mercredi 13 avril 2016, par le Pôle 3- Chambre 5 des appels correctionnels,

Sur appel d’un jugement du tribunal de grande instance de Paris- chambre 24/1- du 21 novembre 2014 (PIOI83000010).

LA PROCÉDURE :

La saisine du tribunal et la prévention

Affaire n°10183000010

Mme X. a été renvoyée devant le tribunal correctionnel par ordonnance en date du 12 décembre 2013 de l’un des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, pour les faits suivants :

1) sur une période de temps comprise entre le mois d’avril 2010 et le 22 février 2011, et jusqu’au 14 avril 2011, sur le territoire national depuis temps non couvert par la prescription, réitéré des appels téléphoniques malveillants au préjudice de Christophe B. en l’espèce en lui adressant des SMS injurieux et au préjudice de Mademoiselle Deborah L.,

Faits prévus et réprimés par les articles 222.16 222.44 222.45 du code pénal,

2) dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, et sur une période de temps comprise entre octobre 2010 et le 14 avril 2011, volontairement commis des violences n’ayant pas entraîné D’ITT avec cette circonstance que les faits ont été commis avec préméditation sur les personnes de Christophe B., Thérèse B. et Aurélia A., en l’espèce en leur adressant des messages électroniques contenant des propos injurieux et diffamatoires de façon répétée et en diffusant ce type de messages à des membres de leur entourage, portant ainsi atteinte à leur image ainsi qu’au préjudice de Madame Deborah L.,

Faits prévus et réprimés par les articles 222.13 222.44 222.45 222.47 222.48.1 du code pénal,

3) dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, pris les noms de Christophe B., Aurélia A. et la société iVentures Consulting représentée par son représentant légal, dans des circonstances qui ont déterminé ou qui auraient pu déterminer contre eux des poursuites pénales, en l’espèce en créant sous leurs noms de fausses pages sur des réseaux sociaux pour y diffuser des informations fausses et diffamatoires,

Faits prévus et réprimés par les articles 434.23 et 434.44 du code pénal,

4) dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, par quelque moyen que ce soit, altéré frauduleusement la vérité d’un écrit ou de tout autre support de la pensée destiné à établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences juridiques, en l’espèce en falsifiant des faux profils sur internet, facebook et fait usage des dits faux et en les adressant à des tiers,

Faits prévus et réprimés par les articles 441.1 441.9 441.10 441 .11 du code pénal,

5) obtenu ou tenté d’obtenir la remise de fonds, en l’espèce la somme de 1500 euros en menaçant de révéler ou d’imputer des faits de nature à porte atteinte à l’honneur ou à la considération, et ce au préjudice de Mademoiselle L., ladite tentative manifestée par un commencement d’exécution, en l’espèce l’envoi de SMS n’ayant manqué son effet que par des circonstances indépendantes de la volonté de son auteur, le but poursuivi n’ayant pas été atteint,

Faits prévus, et réprimés par les articles 312.10, 312.12, 312.13 du code pénal,

6) courant octobre et décembre 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 sur le territoire national depuis temps non couvert par la prescription, alors qu’elle les savait totalement ou partiellement inexacts, dénoncé des faits susceptibles d’entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires à une autorité ayant pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, en l’espèce en la dénonçant auprès de son établissement d’enseignement Institut Français de la Mode pour la constitution d’un faux dossier,

Faits prévus et réprimés par les articles 226.10 226.11 226.33 du code pénal,

7) à Paris, entre janvier 2010 et jusqu’au 1er août 2011, sur le territoire national depuis temps non couvert par la prescription, fixé, enregistré ou transmis sans son consentement l’image de Christophe B. se trouvant dans un lieu privé.

Faits prévus et réprimés par les articles 226.1 226.5 226.6 226.31 du code pénal.

Affaire n°13311000700

Mme X. a été citée devant le Tribunal correctionnel à la requête du Ministère public par procès-verbal de convocation en justice qui lui a été notifié le 07 novembre 2013 par Officier ou Agent de police judiciaire, selon les dispositions de l’article 390-1 du Code de procédure pénale,

pour avoir à PARIS 17, entre le 1er janvier 2012 et le 06 mai 2013, en tout cas sur le territoire national et depuis temps n’emportant pas prescription, volontairement commis des violences n’ayant pas entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours sur la personne de C. Luisa, en l’espèce un jour avec cette circonstance que les faits ont été commis avec préméditation ou avec guet-apens,

Faits prévus par ART.222-13 AL.1 9°, ART. 132-72, ART.132-71-1 C.PENAL, et réprimés par ART.222-13 AL.1, ART.222-44, ART.222-45, ART.222-47 AL.1 C. PENAL,

pour avoir à PARIS 17, entre le 1er janvier 2012 et le 06 mai 2013, en tout cas sur le territoire national et depuis temps n’emportant pas prescription, volontairement commis des violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours sur la personne de S. épouse M. Guadalupe, en l’espèce dix jours, avec cette circonstance que les faits ont été commis avec préméditation ou avec guet-apens,

Faits prévus par ART.222-12 AL.1 9°, ART. 222-11, ART.132-72, ART.132-71-1 C.PENAL, et réprimés par ART.222-12 AL.1, ART.222-44, ART.222-45, ART.222-47 AL.1 C. PENAL,

pour avoir à PARIS 17, entre le 1er janvier 2012 et le 06 mai 2013, étant l’ancienne concubine de M. M. Thierry, harcelé cette personne par des agissement répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale en l’espèce en ayant engendré des troubles du sommeil et d’anxiété généralisée, lesdits faits lui avant causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours en l’espèce dix jours,

Faits prévus et réprimés par ART.222-33-2-1, ART.222-44, ART.222-45 C.PENAL.

Le jugement

Le TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS -CHAMBRE 24/1 – par jugement contradictoire, en date du 21 novembre 2014,

– a ordonné la jonction de la procédure référencée sous le numéro 13311000700, à la procédure référencée sous le numéro 10183000010, pour statuer par un seul et même jugement,

Sur l’action publique

– a relaxé Mme X. pour les faits de :

FAUX et USAGE DE FAUX EN ECRITURE, faits commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS ;

DENONCIATION CALOMNIEUSE, faits commis courant octobre 2010 et jusqu’au 14 avril 2010 à PARIS ;

TENTATIVE DE CHANTAGE, faits commis courant janvier 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS ;

-a requalifié les faits de PRISE DU NOM D’UN TIERS POUVANT DETERMINER DES POURSUITES PENALES CONTRE LUI commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS en USURPATION DE L’IDENTITE D’UN TIERS EN VUE DE TROUBLER SA TRANQUILITE commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS,

– a déclaré Mme X. COUPABLE pour les faits de :

VIOLENCE AVEC PREMEDITATION OU GUET-APENS SUIVIE D’INCAPACITE N’EXCEDANT PAS 8 JOURS commis courant octobre 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS

USURPATION DE L’IDENTITE D’UN TIERS OU USAGE DE DONNEES PERMETTANT DE L’IDENTIFIER EN VUE DE TROUBLER SA TRANQUILLITE OU CELLE D’AUTRUI OU DE PORTER ATTEINTE A SON HONNEUR OU A SA CONSIDERATION commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS

APPELS TELEPHONIQUES MALVEILLANTS REITERES au préjudice de M. B. commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2010 à PARIS

ATTEINTE A L’INTIMITE DE LA VIE PRIVEE PAR FIXATION OU TRANSMISSION DE L’IMAGE D’UNE PERSONNE commis courant août 2010 VIOLENCE AVEC PREMEDITATION OU GUET-APENS SUVIE D’INCAPACITE N’EXCEDANT PAS 8 JOURS -commis du 1er janvier 2012 au 6 mai 2013 à PARIS

VIOLENCE AVEC PREMEDITATION OU GUET-APENS SUVIE D’INCAPACITE SUPERIEURE A 8 JOURS- commis du 1er janvier 2012 au 6 mai 2013 à PARIS au 1er août 2011 à PARIS

– a condamné Mme X. à un EMPRISONNEMENT délictuel de DEUX ANS ;

Vu l’article 132-41 du code pénal ;
Dit qu’il sera SURSIS TOTALEMENT à l’exécution de cette peine, AVEC MISE A L’EPREUVE dans les conditions prévues par les articles 132-43 et 132-44 du code pénal.

Fixe le délai d’épreuve à TROIS ANS ;

Dit que ce sursis est assorti des obligations suivantes :

Vu l’article 132-45 1° du code pénal ;
Exercer une activité professionnelle, suivre un enseignement ou une formation professionnelle ;
Vu l’article 132-45 2° du code pénal ;
Etablir sa résidence en un lieu déterminé ;

Vu l’article 132-45 3° du code pénal;
Se soumettre à des mesures d’examen, de contrôle, de traitement ou de soins médicaux même sous le régime de l’hospitalisation ;

Vu l’article 132-45 5° du code pénal ;
Réparer les dommages causés aux victimes par les infractions ;

Vu l’article 132-45 13° du code pénal;
S’abstenir d’entrer en relation avec les victimes des infractions : M. Christophe B., Mme Aurélia A., Mme Thérèse L. Veuve B., Mme Déborah L., M Thierry M., Mme Louisa C., Mme Guadalupe S. épouse M. ;

– a ordonné l’exécution provisoire de la présente décision.

Sur l’action civile

Sarl iVentures Consulting

– a reçu la Sarl iVentures Consulting en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à la Sarl iVentures Consulting, partie civile la somme de vingt mille euros (20 000 euros) en réparation du préjudice moral ;

– a rejeté la demande de dommages et intérêts présentée par la Sarl iVentures Consulting en réparation du préjudice matériel ;

– a condamné Mme X. à payer à la Sarl iVentures Consulting, partie civile, la somme de vingt mille euros(20000 euros) sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale ;

L. Vve B. Thérèse

– a reçu Madame B. Thérèse en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à B. Thérèse, partie civile, la somme de mille cinq cents euros (1 500 euros) en réparation de son préjudice moral ;

B. Christophe

– a reçu Monsieur B. Christophe en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à B. Christophe, partie civile, la somme de cinq mille euros (5 000 euros) en réparation de son préjudice moral ;

– a condamné Mme X. à payer à B. Christophe, partie civile, la somme de mille cinq cents euros (1500 euros) sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale ;

A. Aurélia

– a reçu Madame A. Aurélia en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à A. Aurélia, partie civile, la somme de quatre mille euros (4 000 euros) en réparation de son préjudice moral ;

– a condamné Mme X. à payer à A. Aurélia, partie civile, la somme de mille cinq cents euros (1500 euros) au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale ;

M. Thierry

– a reçu Monsieur M. Thierry en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à M. Thierry, partie civile ;

– la somme de dix mille euros (10 000 euros) en réparation du préjudice financier résultant de la perte d’emploi,

– la somme de cinq mille euros (5 000 euros) en réparation de son préjudice moral,

– a rejeté le surplus des demandes de dommages et intérêts présentées par M. Thierry, partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à M. Thierry, partie civile, la somme de mille cinq cents euros (1 500 euros ) sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale ;

S. ép. M. Guadalupe

– a reçu Madame S. Guadalupe en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à S. Guadalupe, partie civile, la somme de trois mille euros (3 000 euros) en réparation du préjudice moral ;

– a condamné Mme X. à payer à S. Guadalupe, partie civile, la somme de mille euros (1 000 euros) au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale ;

C. Luisa

– a reçu Madame C. Luisa en sa constitution de partie civile ;

– a condamné Mme X. à payer à C. Luisa, partie civile, la somme de mille cinq cents euros (1 500 euros) en réparation du préjudice moral ;

– a condamné Mme X. à payer à C. Luisa, partie civile, la somme de mille euros (1 000 euros) au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

Les appels

Appel a été interjeté par :

– Mme X., le 27 novembre 2014 contre Madame L. Thérèse, Monsieur B. Christophe, Madame A. Aurélia, Monsieur M. Thierry, Madame S. Guadalupe, Madame C. Luisa, Sarl iVentures Consulting, son appel portant tant sur les dispositions pénales que civiles (appel principal),

-M. le procureur de la République, le 27 novembre 2014 contre Mme X. (appel incident).

DÉROULEMENT DES DÉBATS :

À l’audience publique du 09 mars 2016, le président a constaté l’absence de Mme X., prévenue, l’absence de A. Aurélia, C. Luisa, la Sarl iVentures Consulting, M. Thierry, S. Guadalupe, parties civiles,
représentées par leurs conseils, et la présence de L. Thérèse épouse B. et B. Christophe, parties civiles, assistées de leur conseil.

Ont été entendus :

Christophe B. et L. Thérèse épouse B., parties civiles, en leurs explications,

Maître Louise Vignon substituant Maître Cyril Fabre, avocat de Christophe B. et L. Thérèse épouse B., A. Aurélia, la Sarl iVentures Consulting, parties civiles, en sa plaidoirie,

Maître Graziano Pafundi, avocat de C. Luisa, M. Thierry, S. Guadalupe, parties civiles, en sa plaidoirie,

Nelly Delfosse, présidente, en son rapport,

Le ministère public, en ses réquisitions.

Puis la cour a mis l’affaire en délibéré et le président a déclaré que l’arrêt serait rendu à l’audience publique du 13 avril 2016.

Et ce jour, le 13 avril 2016, en application des articles 485, 486 et 512 du code de procédure pénale, et en présence du ministère public et du greffier, Nelly Delfosse, président ayant assisté aux débats et au délibéré, a donné lecture de l’arrêt.

DÉCISION :

Rendue après en avoir délibéré conformément à la loi,

Mme X., à titre principal, s’agissant des dispositions pénales et civiles, le ministère public, à titre incident, sont régulièrement appelants des dispositions du jugement contradictoire rendu le 21 novembre 2014, par le tribunal de grande instance de Paris, qui :

– l’a relaxée d’une partie des faits qui lui étaient reprochés, en l’espèce :

– des faits de faux et usage de faux en écriture commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS,

– des faits de dénonciation calomnieuse commis courant octobre 2010 et jusqu’au 14 avril 2010 à PARIS,

– des faits de tentative de chantage commis courant janvier 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS,

– a requalifié les faits de prise de nom d’un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui commis courant avril2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS en usurpation de l’identité d’un tiers en vue de troubler sa tranquillité commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011 à PARIS

– l’a déclarée coupable des faits reprochés, en l’espèce :

– d’avoir, sur une période de temps comprise entre le mois d’avril 2010 et le 22 février 2011 et jusqu’au 14 avril 2010, sur le territoire national depuis temps non couvert par la prescription, réitéré des appels téléphoniques malveillants au préjudice de Christophe B., en l’espèce en lui adressant des SMS injurieux

– d’avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, et sur une période de temps comprise entre octobre 2010 et le 14 avril 2011, volontairement commis des violences ayant entraîné une incapacité de travail n’excédant pas 8 jours avec cette circonstance que les faits ont été commis avec préméditation sur les personnes de Christophe B., Thérèse B., et Aurélia A., en l’espèce en leur adressant des messages électroniques contenant des propos injurieux et diffamatoires de façon répétée et en diffusant ce type de messages à des membres de leur entourage, portant ainsi atteinte à leur image ainsi qu’au préjudice de Mademoiselle Déborah L.

– d’avoir, à Paris, courant août 2010, sur le territoire national depuis temps non couvert par la prescription, fixé, enregistré ou transmis sans son consentement l’image de Christophe B. se trouvant dans un lieu privé,

– d’avoir, à PARIS, entre le 1er janvier 2012 et le 6 mai 2013, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, volontairement commis des violences n’ayant pas entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours sur la personne de C. Luisa, en l’espèce un jour avec cette circonstance que les faits ont été commis avec préméditation ou avec guet-apens,

– d’avoir, à PARIS, entre le 1er janvier 2012 et le 6 mai 2013, en tout cas sur Je territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, volontairement commis des violences ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours sur la personne de S. épouse M. Guadalupe, en l’espèce dix jours avec cette circonstance que les faits ont été commis avec préméditation ou avec guet-apens,

– d’avoir à PARIS usurpé l’identité d’un tiers en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, faits commis courant avril 2010 et jusqu’au 14 avril 2011.

Pour ces faits, le tribunal l’a condamnée, comme il est ainsi précisé au dispositif de la décision attaquée, à la peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve fixée à trois ans, et a ordonné l’exécution provisoire de la présente décision.

Le tribunal sur l’action civile :

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de la Sarl iVentures Consulting, a condamné Mme X. à payer à la partie civile la somme de vingt mille euros (20 000 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral, la somme de 20 000 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale et a rejeté la demande de dommages et intérêts en réparation de son préjudice matériel,

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de B. Thérèse, a condamné Mme X. à payer à la partie civile la somme de mille cinq cent euros (1500 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral,

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de B. Christophe, a condamné Mme X. à payer à la partie civile la somme de cinq mille euros (5 000 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral et la somme de 1500 euros au titre de l’article 4 7 5-l du code de procédure pénale,

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de A. Aurélia, a condamné Mme X. à payer à la partie civile la somme de quatre mille euros (4 000 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral et la somme de 1500 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale,

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de M. Thierry, a condamné A. Sophie à payer à la partie civile la somme de dix mille euros (10 000 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice financier résultant de la perte d’emploi, la somme de cinq mille euros (5 000 euros) en réparation de son préjudice moral, la somme de 1500 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale et a rejeté le surplus des demandes de dommages et intérêts,

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de S. épouse M. Guadalupe, a condamné Mme X. à payer à la partie civile la somme de trois mille euros (3 000 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral et la somme de 1 000 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale,

– a déclaré recevable la constitution de partie civile de C. Luisa, a condamné Mme X. à payer à la partie civile la somme de mille euros (1 500 euros) à titre de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral et la somme de 1 000 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

Mme X., régulièrement citée à l’adresse déclarée dans son acte d’appel, est absente et non représentée. Elle sera jugée par arrêt contradictoire à signifier en application des dispositions de l’article 503-1 du code de procédure pénale.

B. Christophe, partie civile, est présent, assisté de son avocat.
Il a expliqué à la cour avoir, en raison des faits commis par Mme X. à son encontre, une ‘ »vie pourrie » depuis cinq ans.
Il a déclaré que cette dernière lui avait, en outre, gâché sa vie professionnelle et la pérennité de sa société, La Sarl « iVentures Consulting ».
Il a précisé que la prévenue appelante ne respectait pas les obligations du sursis avec mise à l’épreuve et qu’elle se manifestait toujours sur les réseaux sociaux.

B. Thérèse, partie civile est présente, assistée de son avocat.
Elle a indiqué que les mails reçus de Mme X., qui salissaient la mémoire de son mari et la personnalité de son fils, lui avaient créé un choc émotionnel très important.

L’avocat de B. Christophe, de B. Thérèse, de Aurélia A. et de la société « !ventures Consulting », représentée par B. Christophe et Aurélia A. par conclusions déposées et soutenues à la barre, a sollicité la confirmation du jugement déféré, sauf en ce qui concerne le rejet de la demande de dommages et intérêts présentée par la Sarl en réparation de son préjudice matériel.

La société « iVentures Consulting », représentée par son avocat, demande, en conséquence, l’allocation de la somme de 91 500 euros à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice matériel.

B. Christophe, B. Thérèse, Aurélia A. et la société « iVentures Consulting » sollicitent, en outre, la condamnation de Mme X. à leur verser pour chaque personne physique, la somme de 3 500 euros et celle 10 000 euros pour la personne morale sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale en cause d’appel.

M. Thierry, S. Guadalupe et C. Luisa, parties civiles, représentés par leur avocat, ont demandé à la cour de confirmer le jugement entrepris, sauf à rectifier l’erreur matérielle affectant le dispositif de la décision, s’agissant de la somme allouée au titre de la réparation du préjudice moral subi par
S. Guadalupe et C. Luisa.
L’avocat des parties civiles sollicite également l’allocation de la somme de 1 500 euros pour chacune d’elles au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

Le ministère public a précisé qu’il ne remettait pas en cause les relaxes prononcées par le tribunal s’agissant des délits de faux et usage de faux en écritures, dénonciation calomnieuse et tentative de chantage ni la requalification opérée par les premiers juges, s’agissant du délit de prise du nom d’un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui en usurpation de l’identité d’un tiers en vue de troubler sa tranquillité.

L’avocat général a requis la confirmation de la décision entreprise quant à la culpabilité de Mme X., s’agissant des autres délits et sa condamnation à la peine de 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois avec d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve durant 3 ans.

* * *

RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCEDURE :

Le 22 mai 2010, Christophe B. déposait plainte pour le harcèlement et les menaces dont il était victime de la part de Mme X. avec laquelle il avait entretenu une relation de courte durée. Il indiquait que depuis un mois, elle lui avait envoyé plus de 180 SMS d’insultes et, depuis le 20 avril 2010, des menaces personnelles et professionnelles.
Il communiquait des impressions papier de ces messages, parmi lesquels il était possible de relever ce type de propos : « tu es devenu mon ennemi public n°1 », « tu aurais dû mourir à la place de ton père, je ne suis pas étonnée qu’il te détestait autant pauvre merde ». Il indiquait également que Mme X. avait contacté sur Facebook l’ensemble de son réseau professionnel et personnel pour tenir sur lui des propos calomnieux. Il précisait qu’il craignait que Mme X. contacte à nouveau ses clients, ce qui nuirait à sa réputation et à celle de son entreprise, le cabinet de conseils iVentures Consulting. Il évoquait également des messages adressés à sa mère, Thérèse L. épouse B., contenant des propos qualifiés d’épouvantables et déclarait enfin qu’il avait du mal à trouver le sommeil, se sentant en permanence harcelé et menacé.

Le 6 juin 2010, Christophe B. complétait sa plainte et en déposait une au nom de sa société.
Il déclarait que Mme X. s’était encore manifestée mais de façon plus grave : elle avait créé une dizaine de profils Facebook, notamment au nom « Alexandra B. », contenant des insultes à caractère sexuel adressées notamment à Anne-Sophie N., cliente importante de son Cabinet. A partir de cette même identité « Alexandra B. », d’autres clients avaient été contactés et l’un d’entre eux avait évoqué le fait qu’il pourrait ne plus travailler avec lui. Ce profil Facebook avait été créé avec la photo de son associée, Aurélia A., directrice de iVentures Consulting.
Le même jour, Aurélia A., associée de Christophe B., déposait plainte à son tour et déclarait qu’une personne s’était servie de son pseudonyme « Mrs B. » et de photographies la représentant pour créer des pages Facebook et pour contacter des personnes de son entourage professionnel, écrire des commentaires insultants à son endroit et transmettre des vidéos lesbiennes. Elle énonçait également les difficultés engendrées par ces agissements ainsi que leurs effets néfastes au regard de l’entreprise.

Le 30 juillet 2010, une nouvelle plainte était adressée au procureur de la République par le conseil de la société iVentures Consulting, Christophe B., Aurélia A. et Thérèse B. pour diffamation et injures publiques et non publiques, atteinte à la vie privée, harcèlement et usurpation d’identité. La plainte concernant le harcèlement était transmise pour enquête.

Mme X. était entendue une première fois le 29 novembre 2010 pour des faits qualifiés de menaces. Elle reconnaissait avoir adressé 180 messages à Christophe B.
Une information judiciaire contre X était ouverte suivant réquisitoire introductif du 16 mars 2011, des chefs d’appels téléphoniques malveillants, violences volontaires sans ITT avec préméditation et usurpation d’identité. Une commission rogatoire était délivrée aux services de police pour poursuivre l’enquête sur l’ensemble de ces faits.

Le 22 mars 2011, Déborah L., cousine de Christophe B., était entendue. Devenues amies par l’intermédiaire de son cousin, elle décrivait, à partir d’avril 2010, de la part de Mme X., un comportement « délirant » et quand elle avait appris que des messages étaient adressés non seulement à Christophe B. mais aussi à Aurélia A. et à sa tante Thérèse B., elle lui avait demandé des explications. Mme X. lui avait alors répondu qu’elle avait cessé d’agir ainsi, que c’était fini depuis longtemps et qu’elle allait très bien.

En septembre 2010, Mme X. l’avait contactée lui demandant de retirer Aurélia A. de ses amis sur Facebook, ce qu’elle avait refusé de faire. A partir de ce moment, Déborah L. avait elle aussi reçu de nombreux messages sur son téléphone portable. Du 14 au 17 octobre 2010, Mme X. lui avait ainsi envoyé 17 messages, la menaçant de prendre contact avec l’Institut Français de la Mode (IFM) où elle était scolarisée pour dénoncer des falsifications dans son dossier d’inscription. Elle réclamait également la somme de mille cinq cents euros (1500 euros) en disant notamment « Rends-moi mon argent et paye pour avoir falsifié le dossier, je suis très sérieuse ». Déborah L. ajoutait qu’elle n’en pouvait plus, qu’elle était à bout moralement, qu’elle pensait que Mme X. était capable du pire et qu’elle ne savait pas comment faire cesser ses agissements.

Le 12 avril2011, Christophe B. était de nouveau entendu. II indiquait que d’avril au 7 novembre 2010, il avait été inondé de messages de Mme X. au point qu’il ne pouvait plus laisser son téléphone portable allumé. Plusieurs amis l’avaient contacté dans cette période pour lui dire qu’elle le calomniait en utilisant des pages Facebook. n avait constaté que ces profils Facebook utilisaient son identité, celle d’Aurélia A. ou encore celle de leur société. n déclarait que plusieurs clients, dont la société LVMH, l’avaient convoqué à la suite des propos tenus sur Internet. Enfin, le 11 août 2010, il avait découvert un profil nommé « B. B. » avec une photographie le représentant torse nu dans son lit, photo prise par Mme X. dans un cadre privé et publiée sans son autorisation.

Un réquisitoire supplétif du 14 avril 2011 étendait la saisine du juge d’instruction aux faits d’appels téléphoniques malveillants, tentative de chantage, violences volontaires sans incapacité totale de travail avec préméditation et dénonciation calomnieuse, infractions commises au préjudice de Déborah L.

Un réquisitoire supplétif, daté du 1er août 2011, visait les faits d’usurpation d’identité, de faux et usage de faux en écriture privée, de violences volontaires sans incapacité totale de travail avec préméditation, d’atteinte à la représentation de la personne et dénonciations calomnieuses au préjudice de la Sarl iVentures Consulting, Christophe B. et Aurélia A.

Entendue sur commission rogatoire le 14 avril 2011, Thérèse L., indiquait que son fils Christophe B. avait entretenu une relation avec Mme X. mais qu’elle-même ne l’avait jamais rencontrée. Le 25 avril 2010, elle avait reçu de cette personne un premier long message sur son compte Facebook dont le contenu l’avait horrifiée. Le 28 avril 2010, un deuxième message de Mme X. lui disait que son fils était « un homosexuel refoulé et qu’il avait besoin d’un psy ». Elle avait reçu six autres messages, certains de même nature, d’autres s’excusant de ce qu’elle lui avait écrit ou lui demandant de l’accepter comme amie sur Facebook.

Elle n’avait plus de nouvelle de Mme X. depuis le 17 juillet 2010. Elle précisait que ces quelques messages l’avaient particulièrement éprouvée et que son médecin avait dû lui prescrire des médicaments.

L’enquête faisait apparaitre que la ligne téléphonique de Mme X. avait adressé 849 SMS et 25 appels téléphoniques à Christophe B. entre le 1er avril et le 7 novembre 2011 et 45 SMS à Déborah L. entre le 3 octobre et le 12 décembre 2010. Par ailleurs, l’Institut Français de la Mode, établissement fréquenté par Déborah L. avait communiqué plusieurs mails adressés par Mme X., affirmant que Déborah L. avait falsifié ses diplômes et références pour y être admise. De nombreux profils avaient été recensés sur les réseaux sociaux Linkedin, Twitter ou Facebook aux noms d’Aurélia A., Christophe B. et différentes variantes de ce nom, iVentures Consulting ainsi qu’aux noms de clients de cette société. Seule l’origine des comptes Facebook avait pu être établie: ils provenaient pour un certain nombre de cybercafés et pour d’autres d’une adresse IP attribuée à Thierry M.
Enfin, de nombreux mails ont été adressés à l’entourage personnel et professionnel de Mme A. et de M. B., messages envoyés par trois adresses,…@hotmail.fr, …@hotmail.fr et …@hotmail.fr à partir d’une adresse IP appartenant à Thierry M. et d’une autre attribuée à la société France Printemps et précisément utilisée aux dates et heures concernées par Mme X.

Entendue sous le régime de la garde à vue le 18 octobre 2011, Mme X. décrivait d’abord des pratiques sexuelles de Christophe B. qui lui déplaisaient et qu’elle qualifiait de viol. Elle contestait tout harcèlement téléphonique à son égard tout en indiquant « j’avais la rage et la haine contre lui car il ne reconnaît pas sa faute […] je tentais de le faire réagir ».

Concernant Déborah L., elle admettait lui avoir envoyé les 45 SMS recensés en disant « je l’ai fait car je me suis fait arnaquer par Déborah, nous étions copines. […] Je lui ai envoyé des messages car elle a retourné sa veste et m’a utilisée pour se rapprocher de la famille de Christophe ». Elle reconnaissait également l’avoir « dénoncée » à l’Institut Français de la Mode mais contestait toute forme de chantage et précisait que si elle avait réclamé 1 500 euros à Déborah, c’est qu’elle considérait que cette somme lui était due pour l’aide qu’elle lui avait apportée. Elle admettait enfin la création de différents profils Facebook « c’est moi qui ai créé ces profils. J’ai dit ce que je pensais sur leur entreprise car c’est vrai qu’ils arnaquent les gens »- mais ne se souvenait pas de l’envoi de messages à l’entourage de Christophe B.. Elle se rappelait avoir utilisé deux adresses de messagerie, …@hotmail.fr et …@hotmail.fr et ajoutait « je ne me souviens que du mal que j’ai subi, ensuite j’ai pété les plombs et je ne sais plus ce que j’ai fait. […] je me sens harcelée et je tente de me défendre comme je peux. Je veux juste être aidée et que Christophe B. paye pour m’avoir violée. [ … ] Je pense que M. B., sa mère, Aurélia A. et Déborah L. ont comploté ensemble pour me pourrir la vie. [ … ]
En fait j’ai emmerdé Christophe et Aurélia A., j’ai mis en ligne des tas de profils, je ne sais plus combien. [ … ] Lorsque l’angoisse me prend, j’ai envie de le détruire car il n’a toujours pas été puni. »

Lors de son interrogatoire de première comparution, Mme X. préférait garder le silence. Elle était mise en examen pour l’ensemble des faits le 19 octobre 2011 et placée sous contrôle judiciaire.

L’expertise psychologique réalisée par Mme Éliane Theillaumas le 5 février 2012 décrivait une personnalité narcissique, dont le discours manquait de cohérence et qui « ne parvient pas à porter d’esprit suffisamment critique pour assumer les conséquences et responsabilité des actes dont elle est pourtant le sujet. [ … ] Sa tendance à vouloir attribuer à une source extérieure la responsabilité de ses agissements traduit la faiblesse de son sens moral, le faible investissement émotionnel dans les relations établies, qui peuvent favoriser la mise en oeuvre de conduites qui peuvent révéler une dimension perverse et de malignité ». L’expert psychologue concluait à la nécessité d’une injonction de soins en précisant « le sujet exprime souffrances et plaintes vis à vis desquelles elle porte un regard à la fois opportuniste, destiné à la soustraire aux conséquences de ses actes, mais aussi ambivalent dans la mesure où les prises en charge amorcées restent mal définies, voir inefficientes car sans communication interpersonnelle stable et investie. [ … ] Le sujet a besoin d’être confronté au principe de réalité, ce qui pourra atténuer sa tendance à se réfugier dans le déni ou à recourir aux manipulations pour se soustraire à ses responsabilités ».

Entendue le 22 novembre 2012 dans le cadre d’une confrontation avec Christophe B. devant le juge d’instruction, Mme X. affirmait qu’elle regrettait ce qu’elle avait écrit, disant même qu’elle en était choquée. Elle expliquait son comportement par le fait qu’elle n’était pas dans son état normal et exprimait des « regrets sincères ».

Parallèlement, le 3 février 2012, Thierry M. déposait une plainte à l’encontre de Mme X., son ex-concubine qui, depuis leur rupture, ne cessait d’envoyer des SMS et des mails, à son employeur et à lui-même, dans lesquels elle disait qu’il se droguait, qu’il était un pervers narcissique et l’accusait d’avoir été violent avec elle pendant leur vie commune, n’avait reçu une lettre recommandée de son employeur lui demandant d’arrêter ses agissements diffamatoires par l’envoi de courriels, n évoquait des répercussions personnelles et professionnelles résultant de tels agissements.
Le même jour, Hubert B., directeur général de la société Diesel et employeur de Thierry M., se présentait au commissariat de police pour dénoncer un harcèlement dont il était victime de la part de Mme X. Il recevait de nombreux messages dans lesquels elle l’accusait de « sniffer de la coke », de fréquenter des clubs échangistes et de détourner l’argent de la société dont il est responsable.

Entendue sur ces faits le 1er mars 2012, Mme X. reconnaissait avoir adressé des textos à Thierry M. en janvier et février 2012 pour lui demander des explications sur leur rupture après douze ans de vie commune. Elle contestait avoir envoyé des messages à Hubert B., sauf un mail pour « l’alerter sur la double face de Thierry M., sa malhonnêteté vis à vis [d’elle] ». Elle admettait également avoir envoyé des messages d’insultes à Luisa C., considérant qu’elle était à l’origine de la rupture avec Thierry M., puisqu’elle était sa nouvelle compagne.

Le 7 juin 2012, Luisa C. déposait également plainte contre Mme X. qui, depuis avril 2011, lui envoyait de nombreux messages comportant des menaces, notamment le 4 janvier 2012 « Je vais te retrouver je te jure et te tuer ta race je vais te tuer sale pute je sais où tu es où tu bosses tu vas crever ta mère ». Luisa C. déclarait en outre que Mme X. avait fait parvenir des messages à l’employeur de Thierry M. en se faisant passer pour elle, au point que cet employeur avait déposé plainte contre elle pour menaces de mort.
Mme X. avait créé une adresse de messagerie ressemblant à la sienne pour envoyer des messages à caractère pornographique à l’entourage de son compagnon, Thierry M.

De nouveau entendue le 17 juillet 2012, Mme X. confirmait qu’elle avait créé de faux profils Facebook et des adresses mail pour « propager auprès de ses différents contacts [le] comportement [de Thierry M.] ». Elle expliquait que pour elle, c’était le seul moyen d’obtenir qu’il la contacte pour « se justifier sur le fait qu’il soit parti du jour au lendemain par SMS sans [lui] donner d’explication ». Elle avait aussi créé des adresses mail qu’elle avait utilisées pour faire endosser à Thierry M. la responsabilité de messages qu’elle avait écrits et là encore elle se justifiait en tenant ces propos « J’ai fait cela car je suis une femme trahie, trompée et utilisée de manière abusive par mou ex-concubin. […] Je n’en suis pas fière, mais j’ai eu l’attitude d’une femme désespérée ».

Dans le cadre de cette procédure, un délégué du procureur de la République était saisi afin d’envisager un classement sous condition. Le compte rendu de cette mesure décrivait Mme X. comme étant en grande détresse psychologique. Au cours de l’entretien du 2 novembre 2012, elle précisait « qu’elle ne mesurait pas les conséquences de ses actes et a déclaré pouvoir le faire depuis son audition par les fonctionnaires de police, […] elle souhaite mettre un terme à toute cette affaire et souligne sa volonté de ne plus commettre d’infraction ». Une attestation d’une psychologue clinicienne était jointe, indiquant que Mme X. l’avait consultée trois fois au début de l’année 2012 et depuis le 27 septembre 2012 à raison d’une fois par semaine.

Le 6 mai 2013, Thierry M. déclarait devant les gendarmes de son domicile que depuis le classement, Mme X. n’avait pas cessé ses agissements. Lui-même avait perdu son emploi et vivait désormais chez sa mère. Mme X. envoyait des messages en masse à ses relations, ainsi qu’à des sociétés de recrutement avec lesquelles il était en contact. Elle lui disait clairement qu’elle voulait le détruire et qu’elle l’empêcherait de retrouver du travail. Le harcèlement concernait également sa compagne Luisa C. avec laquelle il avait essayé de créer une école avec un site Internet. Mme X. avait trouvé ce site et avait diffusé des accusations de pédophilie à leur encontre. Il précisait que ces faits avaient également des conséquences sur ses parents.
Luisa C. confirmait que Mme X. avait tenté de l’empêcher de trouver du travail en l’accusant de pédophilie alors qu’elle était institutrice Montessori en maternelle.

Sur réquisitions judiciaires, ces trois personnes étaient examinées par un médecin de l’Unité médico-judiciaire de l’hôpital Edouard Herriot de Lyon qui relevait :

– pour Thierry M., un retentissement psychologique important avec un état anxieux et des troubles du sommeil depuis plusieurs mois justifiant une incapacité totale de travail de dix jours ;

– pour Luisa C., un retentissement psychologique léger entraînant une incapacité totale de travail d’un jour ;

– pour Guadalupe M., un retentissement psychologique important avec des troubles du sommeil, une anxiété permanente avec un ralentissement psycho-moteur, des bouffées d’angoisse et des troubles psycho-somatiques variés. L’incapacité totale de travail était fixée à dix jours.

Par ordonnance en date du 12 décembre 2013, Mme X. était renvoyée devant le tribunal correctionnel des chefs d’appels malveillants au préjudice de Christophe B., violences volontaire sans incapacité totale de travail avec préméditation au préjudice de celui-ci, Thérèse L., Aurélia A. et
Déborah L., usurpation d’identité au préjudice de Christophe B., Aurélia A. et la société iVentures Consulting, faux et usage de faux, tentative de chantage au préjudice de Déborah L., dénonciation calomnieuse et atteinte à la représentation de la personne.

L’examen psychiatrique de Mme X. réalisé le 13 mai 2014 par le Dr Jean Ferrandi écartait un profil franchement psychopathique ou des dysfonctionnements majeurs de la personnalité. Elle était décrite comme « lucide, consciente de ce qu’elle mettait en acte ». Si une abolition du discernement était écartée, l’expert mentionnait que « les éléments dépressifs qu’elle présente, la fragilité de sa personnalité ont pu altérer son discernement ou le contrôle de ses actes ». Il concluait cependant « en l’absence de troubles mentaux, le problème de la curabilité ne se pose pas ».

Parallèlement, une convocation à l’audience du 10 janvier 2014 a été notifiée à Mme X. le 07 novembre 2013 par un agent ou un officier de police judiciaire sur instruction du procureur de la République des chefs de violence avec préméditation ou guet-apens suivie d’incapacité n’excédant pas 8 jours, violence avec préméditation ou guet-apens suivie d’incapacité supérieure à 8 jours et harcèlement d’une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité suivi d’incapacité supérieure à 8 jours. L’affaire était renvoyée aux audiences du 6 juin 2014 et du 17 octobre 2014.

A l’audience du Tribunal, les deux procédures étaient jointes. Chacun des intéressés maintenait ses déclarations. Mme X., comparante, reconnaissait les faits en affirmant avoir désormais pris conscience de l’ampleur de ses actes.

ÉLÉMENTS DE PERSONNALITÉ

Mme X. est née le … à … Elle est de nationalité française. Après avoir vécu en concubinage avec Thierry M. durant sept ans, elle se déclare célibataire et n’a pas d’enfant à charge. Elle a exercé la profession de chef de produits, moyennant un salaire mensuel de 3500 euros, puis déclare à l’audience être depuis au chômage, ayant par la suite l’ambition de créer sa start-up.

Son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation.

DISCUSSION

LA COUR

Sur l’action publique :

Sur la culpabilité

Considérant que le ministère public ne remet pas en cause les relaxes prononcées par le tribunal correctionnel s’agissant des faits de faux et usage de faux profils sur Facebook, commis d’octobre 2010 au 14 avril 2011, de tentative de chantage au préjudice Mme L. et de dénonciation calomnieuse, commis d’octobre 2010 au 14 avril 2011 et non 2010 comme indiqué par erreur dans le dispositif du jugement.

Que le jugement déféré sera confirmé en ce qu’il a renvoyé Mme X. des fins de la poursuite s’agissant de ces délits.

Que, de même, le ministère public n’a pas remis en cause la requalification opérée par les premiers juges s’agissant des faits de prise du nom de Christophe B., Aurélia A. et la société iVentures Consulting, dans des circonstances qui auraient pu déterminer contre eux des poursuites pénales, commis d’octobre 2010 au 14 avril 2011, délit prévu et réprimé par l’article 434-23 du code pénal, requalifiés en usurpation de l’identité d’un tiers en vue de troubler sa tranquillité ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération en utilisant un réseau de communication au public en ligne, délit prévu et réprimé par l’article 226-4-1 alinéa 2 du code pénal.

Qu’en conséquence, la cour confirmera le jugement entrepris en ce qu’il a requalifié lesdits faits, la peine encourue par l’article 226-4-1 alinéa 2 du code pénal étant inférieure à celle prévue à l’article 434-23 du code pénal.

Sur les appels téléphoniques malveillants commis au préjudice de M. Christophe B. et Mme Déborah L. d’avril2010 au 14 avril 2011 :

Considérant qu’il est établi par la procédure et non contesté par la prévenue que celle-ci a envoyé à Christophe B. une multitude de SMS, près de huit cent cinquante en sept mois.

Qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’appels téléphoniques mais d’agressions sonores prévues par l’article 222-16 du Code pénal, puisque M. B. a indiqué lors de son audition du 12 avril 2011 « j’ai été inondé de SMS d’avril 2010 au 7 novembre 2010, […] je ne pouvais plus laisser mon téléphone allumé par moments tant c’était infernal ».

Que si Mme X. donne diverses explications à ces envois, le contenu le plus souvent insultant de messages répétés suffit à établir leur caractère malveillant et l’intention de troubler la tranquillité du destinataire.

Qu’en revanche, les SMS adressés à Mme Déborah L. sont nettement moins nombreux -45 SMS en deux mois-, les agressions sonores ne sont pas établies et leur contenu ne fait pas apparaître d’intention particulière de troubler la tranquillité d’autrui.

Qu’au regard de ces éléments, c’est à bon droit que les premiers juges ont déclaré Mme X. coupable de l’infraction d’appels téléphoniques malveillants au préjudice de Christophe B. seul.

Que le dispositif du jugement entaché d’une erreur matérielle sera, en revanche, rectifié en ce qu’il résulte de la prévention et des motifs de la décision de première instance que les faits d’appels téléphoniques malveillants commis au préjudice de M. Christophe B. ont été commis du mois d’avril 2010 jusqu’au 14 avril 2011 et non 2010.

Sur les violences sans incapacité totale de travail commises avec préméditation sur les personnes de Christophe B., Thérèse B., Aurélia A. et Déborah L. entre octobre 2010 et le 14 avril 2011 :

Qu’il sera tout d’abord rappelé que le délit de violences peut être constitué, en dehors de tout contact avec le corps de la victime, par tout comportement de nature à causer sur celle-ci une atteinte à son intégrité physique ou psychique, caractérisée par un choc émotif ou une perturbation psychologique.

Qu’en ce qui concerne Christophe B. et Aurélia A., ils ont reçu de multiples courriels injurieux adressés par Mme A. qui les a également transmis à de très nombreuses personnes de leur entourage personnel ou professionnel, certains messages étant adressés à plus de deux cents personnes. Qu’ils ont également eu à subir l’utilisation de leurs noms, de leurs pseudonymes ou d’une forme modifiée, mais identifiable de leurs noms pour créer sur les réseaux sociaux des profils supportant leurs photographies et comportant des propos particulièrement injurieux.

Que ces faits sont bien constitutifs de violences volontaires sans incapacité totale de travail, l’absence d’examen médical ne permettant pas de déterminer une éventuelle incapacité totale de travail.

Que pour ce qui concerne Mme Thérèse L. veuve B., elle n’a certes reçu que quelques courriers électroniques mais leur longueur et la nature des propos désobligeants tenus sur son fils et sur son époux récemment décédé l’ont fortement ébranlée au point qu’elle a indiqué avoir dû consulter un médecin.

Que l’infraction de violences volontaires sans incapacité totale de travail est également constituée à son égard.

Que s’agissant de Déborah L., elle a reçu de nombreux textos qui, s’ils ne constituent pas des appels malveillants, sont un des éléments constitutifs des violences.

Que, par ailleurs, elle a dû subir de la part de Mme X. des interventions très injurieuses auprès de la responsable de l’établissement qu’elle fréquentait, avec l’interpellation récurrente d’avoir produit de faux documents pour y être admise. Qu’elle a enfin reçu plusieurs coups de téléphone menaçants dans lesquels Mme A. lui réclamait 1 500 euros.

Que cet ensemble, manifestement destiné à perturber la vie quotidienne de Mme L. est bien constitutif de violences volontaires.

Que par ailleurs, la préméditation est caractérisée par le comportement persécutoire de la prévenue appelante à l’égard de l’ensemble des victimes.

Que Mme X. doit donc être déclarée coupable de ces faits de violences tels que retenus à la prévention et par le tribunal.

Que toutefois, le dispositif du jugement entrepris entaché d’une erreur matérielle sera rectifié en ce que les violences commises avec préméditation sur les personnes de Christophe B., Thérèse B., Aurélia A. et Déborah L. entre octobre 2010 et le 14 avril 2011 n’ont entraîné aucune incapacité totale de travail.

Sur l’atteinte à la représentation de la personne commise de janvier 2010 au 1er août 2011 au préjudice de Christophe B.:

Considérant qu’il est établi par la procédure que Mme X. a créé sur le site Twitter un profil nommé « B. B. » où elle a publié une photographie de Christophe B., torse nu dans son lit, cliché pris par cette dernière dans un cadre privé et publié sans le consentement de l’intéressé.

Que Mme X. ne conteste pas être à l’origine de la transmission, sans son autorisation, de l’image de Christophe B. se trouvant dans un lieu privé.

Qu’il convient cependant de noter que M. B. a constaté cette publication le 11 août 2010, qu’il y a lieu de retenir que l’infraction a été commise courant août 2010.

Que le jugement déféré sera en conséquence confirmé en ce qu’il a déclaré Mme X. du délit susvisé.

Sur les violences avec ITT n’excédant pas huit jours commises avec préméditation, du 1er janvier 2012 au 6 mai 2013 au préjudice de Mme Luisa C. :

Qu’il s’agit là encore d’actes de nature à causer sur la victime un choc émotionnel par la publication sur internet de propos injurieux et dégradants.

Que l’atteinte à l’intégrité de Mme C. ressort de l’examen médical qui évalue l’incapacité totale de travail à un jour et la préméditation est constituée par le caractère répétitif des actes.

Que le jugement sera donc également confirmé en ce qu’il a déclaré Mme X. coupable de ces violences.

Sur les violences avec ITT de plus de huit jours commises avec préméditation, du 1er janvier 2012 au 6 mai 2013 au préjudice de Mme Guadalupe S. épouse M.:

Considérant que Guadalupe S. épouse M. a eu, elle aussi, à subir les assauts répétés de Mme X. sous la forme de multiples messages, injurieux pour elle et pour son fils Thierry.

Qu’elle en a été particulièrement affectée au point que l’examen médical évalue son incapacité totale de travail à dix jours. Que de même, le caractère persécutoire du comportement de Mme A. suffit à constituer la préméditation et elle doit être déclarée coupable de cette infraction.

Que le jugement sera confirmé de ce chef.

Sur le harcèlement par conjoint commis du 1er janvier 2012 au 6 mai 2013 au préjudice de M. Thierry M. :

Que l’article 222-33-2-1 du Code pénal punit de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende le fait de harceler son conjoint ou son concubin par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale et ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. Le deuxième alinéa du même article indique que les mêmes peines sont encourues lorsque cette infraction est commise par l’ancien conjoint ou l’ancien concubin de la victime.

Qu’en l’espèce, Mme X. a commis des agissements répétés sous forme de courriels et de textos adressés à Monsieur M., son ancien concubin. Que le but malveillant de ces multiples messages ressort non seulement de leur contenu même mais aussi de leur envoi à de multiples personnes de l’entourage, en particulier son employeur, ce qui ne peut avoir d’autre but que de lui nuire.

Que l’altération de la santé physique ou mentale de M. Thierry M. est établie par l’incapacité totale de travail estimée à dix jours.

Que Mme X. doit donc être également déclarée coupable de ces faits.

Que la déclaration de culpabilité de Mme X. de ce chef, bien que visée dans les motifs du jugement déféré, a été omise par les premiers juges dans le dispositif qui sera donc complété en ce sens.

Que l’ensemble des faits ci-dessus examinés étant établis et l’ensemble des infractions étant caractérisés, le jugement sera, en conséquence, confirmé sur ta déclaration de culpabilité de Mme X.

Sur la peine

Considérant que les faits ont été commis durant de nombreux mois au préjudice de plusieurs victimes qui en ont été profondément affectées ;

Que Mme X., bien que placée sous contrôle judiciaire, n’a pas hésité à poursuivre ses agissements ;

Que le docteur Ferrandi décrit une personne lucide, consciente de ce qu’elle met en acte ;

Que l’expertise psychologique réalisée par Eliane Theillaumas décrit une personnalité narcissique, et qui a besoin d’être confrontée au principe de réalité, ce qui pourra atténuer sa tendance à se réfugier dans le déni ou à recourir aux manipulations pour se soustraire à ses responsabilités ;

Que Mme X. a été, lors des deux procédures diligentées, jointes par les premiers juges, plusieurs fois avertie par les fonctionnaires de police puis lors de sa mise en examen avec placement sous contrôle judiciaire ;

Qu’elle n’a pas tenu compte des avertissements réalisés ;

Que Mme X., condamnée en première instance, à une peine d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve, assortie de l’exécution provisoire, ne respecte pas les obligations mises à sa charge, selon les déclarations faites les parties civiles intimées ;

Qu’au regard de l’ensemble de ces éléments, la cour confirmera la peine de deux ans d’emprisonnement prononcée par les premiers juges, toute autre sanction étant manifestement inadéquate, mais infirmant le jugement déféré, cette peine ne sera assortie que pour une durée d’un an d’un sursis et mise à l’épreuve ;

Que le jugement sera confirmé sur la nature des obligations assignées à Mme X. et la durée du délai d’épreuve, soit trois ans ;

Qu’en raison de l’absence de Mme X., la cour ne dispose d’aucun renseignement sur la situation exacte de l’intéressée, de nature à permettre le prononcé de l’une des mesures d’aménagement prévues par les articles 132~25 à 132-28 du code pénal.

Sur l’action civile :

Considérant que seul donne droit à réparation le dommage directement causé par l’infraction poursuivie ;

Considérant que les faits commis par Mme X. ont directement causé à Christophe B., Aurélia A., Thérèse L. Veuve B., la société iVentures Consulting, représentée par B. Christophe et Aurélia A.,
Thierry M., Luisa C. et Guadalupe S. épouse M., un préjudice certain dont la prévenue doit réparation ;

Que c’est à juste titre que la juridiction de première instance F reçu ces derniers en leur constitution de partie civile ;

Considérant que les premiers juges, dans leur décision précise et motivée, ont fait une exacte appréciation du préjudice résultant directement pour les parties civiles, des agissements délictueux de Mme X. ;

Qu’il convient donc de confirmer le jugement attaqué tant sur les dommages et intérêts alloués que sur la condamnation au titre de l’article 4 75-1 du Code de procédure pénale, étant de surcroît observé que la seule appelante sur les intérêts civils n’est pas présente au soutien de son appel ;

Que la demande de la société iVentures Consulting, représentée par B. Christophe et Aurélia A., d’allocation de la somme de 91 500 euros à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice matériel sera rejetée, par application des dispositions de l’article 515 du code de procédure pénale, cette personne morale n’ayant pas interjeté appel de la décision déférée ;

Que par ailleurs, la cour rectifiera l’erreur matérielle entachant le jugement entrepris en ce qu’il existe une contradiction entre les motifs et le dispositif de la décision, s’agissant du montant des dommages et intérêts alloués à Thérèse B., S. Gualalupe et C. Luisa en réparation de leur préjudice moral ;

Que dans les motifs du jugement, les premiers juges énoncent qu’il convient de faire droit dans son intégralité à la demande de dommages et intérêts formée par ces parties civiles, soit 2 000 euros s’agissant de Therèse B., 5 000 euros chacune s’agissant de S. Gualalupe et C. Luisa alors que dans le dispositif du jugement sont mentionnées respectivement pour chacune des parties civiles les sommes de 1 500 euros, 5 000 euros et 1 500 euros en réparation de leur préjudice moral ;

Que le dispositif du jugement sera donc rectifié.

Considérant, en outre, qu’il apparaît inéquitable de laisser à la charge des parties civiles l’intégralité des frais irrépétibles qu’elles se sont trouvées contraintes d’engager dans le cadre de l’instance d’appel ;

Que Mme X. sera, en conséquence, condamnée à verser à Christophe B., Aurélia A., Thérèse L. Veuve B., la société iVentures Consulting, représentée par B. Christophe et Aurélia A., Thierry M., Luisa C. et Guadalupe S. épouse. M., la somme de 500 euros chacune sur le fondement des dispositions de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

DECISION

LA COUR,

Statuant publiquement, par arrêt contradictoire à signifier à l’encontre de Mme X., contradictoirement à l’égard de Christophe B., Aurélia A., Thérèse L. Veuve B., la société iVentures Consulting, représentée par B. Christophe et Aurélia A., Thierry M., Luisa C. et Guadalupe S. épouse M., parties civiles intimées,

Reçoit l’appel de la prévenue et du ministère public,

Sur l’action publique :

Confirme le jugement entrepris sur les relaxes prononcées, sauf à préciser que les faits de dénonciation calomnieuse auraient été commis du mois d’octobre 2010 au 14 avril
2011 et non 2010 comme indiqué par erreur dans le dispositif du jugement entrepris, et sur la requalification des faits ;

Rectifie le dispositif du jugement déféré entaché d’erreurs matérielles ;

Déclare Mme X. coupable d’appels téléphoniques malveillants au préjudice de Christophe B., commis du mois d’avril 2010 jusqu’au 14 avril 2011 et non 2010 ;

Déclare Mme X. coupable d’avoir à Paris entre le 1er janvier 2012 et le 6 mai 2013, étant l’ancienne concubine de M. Thierry, harcelé ce dernier par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique et morale lui ayant causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ;

Déclare Mme X. coupable d’avoir à Paris entre octobre 2010 et le 14 avril 2011 volontairement commis des violences n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail mais commises avec préméditation sur les personnes de Christophe B., Thérèse B., Aurélia A. et Déborah L. ;

Confirme pour le surplus les déclarations de culpabilité ;

Confirme pour le surplus les déclarations de culpabilité ;

Infirme le jugement sur la peine et statuant à nouveau ;

Condamne Mme X. à la peine de deux ans d’emprisonnement ;

Vu les articles 132-40 à 132-44 du code pénal,

Dit qu’il sera sursis pour une durée de douze mois à l’exécution de cette peine dans les conditions prévues par ces articles.

Fixe le délai d’épreuve à 3 ans.

Vu l’article 132-45 1°, 2°, 3°, 5° et 13° du code pénal ;

Oblige Mme X. à :

– exercer une activité professionnelle ou suivre un enseignement ou une formation professionnelle ;

– établir sa résidence en un lieu déterminé ;

– se soumettre à des mesures d’examen médical, de traitement ou de soins, même sous le régime de l’hospitalisation ;

– réparer en tout ou partie, en fonction de ses facultés contributives, les dommages causés par l’infraction ;

-s’abstenir d’entrer en relation avec les victimes des infractions Christophe B., Aurélia A., Thérèse L. Veuve B., Thierry M., Luisa C. et Guadalupe S. épouse M., et Déborah L.

Sur l’action civile :

Confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions civiles sauf à rectifier le dispositif affecté d’une erreur matérielle s’agissant du montant des dommages et intérêts dus à Thérèse L. Veuve B., Luisa C. et Guadalupe S. épouse M. en réparation de leur préjudice moral ;

Condamne Mme X. à verser à Thérèse L. Veuve B. la somme de 2 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral et non 1 500 euros ;

Condamne Mme X. à verser à Luisa C. la somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral et non 1 500 euros ;

Condamne Mme X. à verser à Guadalupe S. épouse M. la somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral et non 3 000 euros ;

Déboute la Sarl iVentures Consulting de sa demande de réparation de son préjudice matériel ;

Ajoutant :

Condamne Mme X. à verser à chacune des parties civiles Christophe B., Aurélia A., Thérèse L. Veuve B., la société iVentures Consulting, représentée par B. Christophe et Aurélia A., Thierry M., Luisa C. et Guadalupe S. épouse M., la somme de 500 euros chacune sur le fondement des dispositions de l’article 475-1 du code de procédure pénale en cause d’appel.

>Compte tenu de l’absence du condamné au prononcé de la décision, le Président n’a pu lui notifier les obligations à respecter durant le sursis avec mise à l’épreuve, l’avertir des conséquences qu’entraînerait une condamnation pour une nouvelle infraction commise au cours du délai d’épreuve ou un manquement aux mesures de contrôle et aux obligations particulières qui lui ont été imposées, l’informer de la possibilité qu’il aura de voir déclarer sa condamnation non avenue s’il observe une conduite satisfaisante (article 132-40 du Code Pénal) et le condamné n’a pu prendre connaissance et recevoir copie contre signature du procès-verbal de notification des obligations du sursis mise à l’épreuve auquel il a été condamné.

>La partie civile a la possibilité de saisir la CW1 (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions), dans le délai d’un an, lorsque l’auteur a été condamné pour l’une des infractions mentionnées aux articles 706-3 et 706-14 du Code de Procédure Pénale. La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions compétente est celle du lieu de la juridiction pénale saisie de l’infraction ou celle du domicile de la partie civile demanderesse.

>À défaut d’être éligible à la CIVI, elle peut saisir le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des dommages et intérêts pour les Victimes en écrivant à l’adresse suivante: Fonds de Garantie Sarvi- 75569 PARIS CEDEX 12.

>Le condamné est informé de la possibilité pour la partie civile, non éligible à la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVJ), de saisir le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI), s’il ne procède pas au paiement des dommages intérêts auxquels il a été condamné dans le délai de deux mois courant à compter du jour où la décision est devenue définitive et du fait que, en cas de saisine du SARVI par la victime, les dommages intérêts sont augmentés d’une pénalité de 30% en sus des frais de recouvrement.

La Cour : Nelly Delfosse (président), Françoise Lucat (conseiller), Séraphine Marcelino (greffier)

Avocat général : Etienne Madranges

Avocats : Me Cyril Fabre, Me Graziano Pafundi

Sources: LEGALIS, l’actualité du droit des nouvelles technologies.

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Pédophilie des « élites » : le silence des micros …

pédophilie

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés.

Aujourd’hui, notre chroniqueur revient sur l’incroyable indulgence, notamment médiatique, dont bénéficie en France les “élites” en matière de pédophilie…


J’avais choisi pour cette fin de semaine un thème plutôt positif. Je me dis souvent qu’après vous avoir infligé mes humeurs toute la semaine, vous avez droit le vendredi matin à de la légèreté. Mais non, décidément le réel le plus infâme, le plus sombre nous rattrape toujours. Et ce matin, celui qui m’a mis d’une humeur de chien s’appelle Christophe Bejach. Vous le connaissiez avant aujourd’hui ? Moi non plus. Et pourtant ce type est tout sauf un anonyme. Christophe Bejach, 53 ans, ingénieur et titulaire d’un MBA d’HEC a une carrière plutôt brillante orientée dans l’investissement des deux côtés de l’Atlantique. Passé chez Rothschild, créateur de la société Avion, revendue pour 68 millions d’euros à British Airways, ce strauss-kahnien convaincu à également un pied en politique. En 2012, il a rejoint l’équipe de Montebourg alors ministre du redressement productif au titre de conseiller à l’aérospatiale. Il est, enfin il était jusqu’au mois de décembre toujours conseiller du candidat Montebourg. Autre fait politique marquant, il est le fondateur du Think Tank de gauche Terra Nova.

Christophe Bejach a été condamné le 14 décembre dernier par un tribunal britannique à 9 mois de prison avec sursis pendant deux ans pour un premier chef d’accusation d’offense sexuelle sur enfant mineure et trois autres chefs d’accusation pour possession de photographies d’enfants indécentes.

Une pointure en somme dans son domaine comme sur le plan politique. Une pointure certes mais un pointeur aussi comme on dit dans le langage des taulards. Et un pointeur de la pire espèce puisque Christophe Bejach a été condamné le 14 décembre dernier par un tribunal britannique à 9 mois de prison avec sursis pendant deux ans pour un premier chef d’accusation d’offense sexuelle sur enfant mineure et trois autres chefs d’accusation pour possession de photographies d’enfants indécentes. L’affaire est salace. Bejach en bon prédateur sexuel écumait les forums internet d’enfants et d’ados à la recherche de proies. Il est entré en discussion avec celle qu’il pensait être la mère de trois fillettes de 8, 10 et 12 ans et qui était en fait un officier de police spécialiste de la traque sur le net des criminels pédophiles. A cette fausse mère, il a raconté vouloir faire des séances de photos avec les fillettes. Il lui a expliqué avoir acheté de la lingerie dans ce but et fantasmer particulièrement sur des filles de 10 ans. A son domicile, les policiers anglais ont retrouvé la lingerie mais aussi des dizaines d’images pédophiles sur son ordinateur dont certaines de classe “A” c’est-à-dire présentant des scènes de pénétration, j’en ai la nausée. Au juge, il a avoué qu’il espérait bien avoir des relations sexuelles avec les fillettes. Ce monstre s’en tire finalement plutôt bien, même s’il devra signer le registre britannique des délinquants sexuels pendant 10 ans. Cette affaire est effroyable, mais elle prend une dimension écœurante quand on compare la forte couverture médiatique qui l’a entourée au Royaume-Uni avec le silence abyssal des micros et stylo de ce côté-ci de la Manche.

Cette affaire est effroyable, mais elle prend une dimension écœurante quand on compare la forte couverture médiatique qui l’a entourée au Royaume-Uni avec le silence abyssal des micros et stylo de ce côté-ci de la Manche.

Les seuls à avoir réagi sont les tenants de la « fachosphère » : Fdesouche ; le salon Beige, TV Libertés et Breizh-Info. En dehors du site Auféminin.com qui est à saluer pour relayer toutes les affaires de pédophilie, rien dans les médias français, rien, silence. Epouvantable silence, coupable silence. Comment peut-il se faire que les organes de réinfo comme TVL ou Fdesouche soient au courant et pas Libé, le Monde, le Figaro, BFM TV ou TF1 ? Quelle est donc la vile petite raison de ce silence médiatique effarant ? Ne pas gêner Montebourg en campagne ? Ne pas miner plus encore la primaire de gauche ? Ne pas achever le Parti Socialiste ? Préserver le think tank Terra Nova ? Ne pas réveiller le spectre Strauss-Kahn ? Ou pire encore, bien pire, occulter volontairement l’affaire pour ne pas dégrader si c’est encore possible l’image d’une classe politique déliquescente, corrompue, déviante et dangereuse. On se serre les coudes dans l’oligarchie, c’est connu. Quel que soit le motif de ce silence, il fait des tenants de la soi-disant grande presse les complices de prédateurs pédophiles et ce n’est pas la première fois hélas, contrairement aux scandales de pédophilie dans l’église catholique, eux toujours abondamment commentés et relayés. Décidément la classe médiatico-politique de ce pays sent de plus en plus le pourri. Les éliminer n’est plus une question de victoire politique mais une mesure d’hygiène nationale. Bon week-end.

© ParisVox.info 2016 – Dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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Les enfants hypersensibles sont des enfants de lumière, des enfants du coeur

Beaucoup d’encre a coulé au sujet de l’hypersensibilité depuis que dans les années 90, Elaine N. Aron a découvert ce nouveau type de personnalité. Un type de personnalité menant la personne le présentant à être capable de porter un regard plus intime, sensible et personnel sur le monde ; de le regarder avec le coeur. De le regarder depuis sa partie intérieure la plus profonde.

Depuis, des congrès ont été organisés, des livres, des articles et des revues ont été publiés, des groupes sur les réseaux sociaux ont été créés, et il y a même un film qui a été réalisé sur le thème, s’intitulant Sensitive. On dit que 20% de la population vit, ressent et agit ainsi. Il est donc nécessaire de trouver le meilleur moyen d’éduquer les enfants hypersensibles.

A l’âge adulte, la plupart des personnes hypersensibles se sentent différentes. Pour elles, c’est comme si le bruit quotidien ajustait une mélodie différente, plus douce, plus belle, mais aussi plus triste, qu’elles sont de plus les seules à pouvoir capter, qu’elles sont les seules à pouvoir pressentir.

Si c’est à partir des années 90 que le monde a commencé à en savoir plus sur ce qu’on appelle « l’hypersensibilité », il est évident que ce sont des millions de personnes qui ont passé leur enfance, leur adolescence ainsi qu’une partie de leur vie adulte sans savoir pourquoi elles se voyaient différents des autres.

Aujourd’hui, et au vu de toutes les informations dont on dispose ainsi que de la répercussion qu’a atteint le thème de la sensibilité, il est important que l’on soit en mesure d’identifier les enfants présentant ce type de personnalité. Eduquer, c’est une tâche difficile, d’autant plus lorsque l’on est face à un enfant qui dès son plus jeune âge s’est senti différent des autres. Lisez la suite de cet article, et vous découvrirez quelques stratégies simples à mettre en place afin d’y arriver.

Identifier les enfants hypersensibles

Pour certains parents, éduquer un enfant hypersensible, cela peut se révéler très compliqué ;« ils se plaignent souvent et posent beaucoup de questions ». Cependant, dans une salle de classe, un enfant sensible n’attire pas l’attention sur lui, ne pose aucun problème de turbulence…mais ne se verra pas non plus proposer un test visant à reconnaître ses capacités, son intuition, sa sensibilité.

L’hypersensibilité n’a pas vraiment sa place au sein des sociétés modernes : les personnes présentant ce type de personnalité n’aiment pas la compétition, ni l’immédiateté, ni le bruit. Les enfants hypersensibles préfèrent jouer avec les étoiles, méditer en écoutant de la musique, rester seuls…

Les parents doivent reconnaître les caractéristiques de l’hypersensibilité de leurs enfants. Le but pour eux, ce ne doit absolument pas être de corriger ou de « normaliser » leurs comportements, mais plutôt de les identifier, et ainsi de pouvoir aider leurs enfants à les comprendre.

Il est nécessaire de reconnaître l’hypersensibilité de nos enfants afin de leur offrir des règles, afin qu’ils sachent à quoi sont dues ces incongruences qu’ils ressentent au quotidien. Ainsi, ils se rendront par exemple compte qu’ils sont bien plus matures que leurs amis, et que parfois, le monde semble être conçu pour et guidé par un égoïsme extrême.

On doit les guider, s’occuper d’eux, communiquer avec eux, les écouter, leur transmettre le meilleur soutien possible… Mais avant, il est important de savoir identifier les enfants hypersensibles, ainsi que les caractéristiques qui les définissent au mieux. En voici quelques unes :

  • L’hypersensibilité se traduit également par une sensibilité physique. Le seuil de douleur de ces enfants  est plus bas, si bien que le simple frottement des vêtements contre la peau peut faire mal à l’enfant. Souvent, lorsqu’ils sont tout bébés, les bruits forts les font pleurer.
  • Ce sont des enfants matures, ce qui se constate au vu de la profondeur de leurs questions
  • Ils pressentent l’humeur des adultes et se fient aux expressions, pas aux gestes…
  • Du fait de cette maturité personnelle, ils se sentent différents de leurs camarades de classe
  • Ils sont attentifs aux détails du quotidien
  • Il est important d’avoir à l’esprit qu’être hypersensible, ce n’est pas être introverti
  • Ils apprécient la solitude
  • Ils sont passionnés par la musique, l’art, la nature
  • Ils s’intéressent aux problèmes sociaux
  • Ils se sentent facilement blessés ; chaque mot ou mauvais geste les affectent gravement

3 piliers éducatifs chez les enfants hypersensibles

Être différent, c’est une arme puissante

Il ne faut pas changer les enfants hypersensibles en essayant de le « normaliser ». Ce qu’on doit faire, c’est accepter leurs caractéristiques et leur montrer que ce n’est pas un malheur que de ressentir les choses de la vie si intensément, mais bien un don ; le monde présente des nuances uniques qu’ils sont les seuls à pouvoir voir. Montrez-leur également que ce monde n’est pas un lieu sûr. S’ils se sentent bien dans leur peau, alors leur vie sera belle, car ils ont en eux la lumière, et cette particularité qui font qu’ils sont assez fort pour faire face à l’adversité.

Renforcez leur estime d’eux-mêmes

Ayez confiance en eux, rendez-les autonomes via le renforcement positif et la validation. Montrez-leur que leurs capacités peuvent leur permettre de faire tout ce qu’ils veulent, qu’ils présentent un grand nombre de qualités et de potentialités. Développez leur sentiment d’auto-efficacité.

Préparez-les à faire face à l’adversité

Évidemment, ce ne sont que des enfants, mais pour autant, il sont tout à fait capables de capter et pressentir beaucoup plus de choses que le reste de leurs camarades. Ils ressentent bien plus intensément le mépris, l’égoïsme, le silence et les mauvais gestes. Cette hypersensibilité, il faut la travailler au quotidien, et pour ce faire, on peut passer par l’Intelligence Émotionnelle :

  • Si les autres n’agissent pas comme moi, cela ne veut pas dire qu’ils ne m’aiment pas ou qu’ils ne m’acceptent pas, non ; ils ressentent simplement les choses autrement, ce qui n’est ni mieux ni pire. C’est juste différent.
  • Il est important qu’ils apprennent à gérer la frustration, la tristesse, les tromperies. Tout au long de leur vie, ils auront plus d’une fois l’occasion d’être déçus. Ils souffriront, et toutes ces émotions les dépasseront. Il faut donc qu’ils apprennent, et ce dès leur plus jeune âge, à gérer ces dimensions-là.

A partir du moment où les enfants hypersensibles prennent conscience de leur authenticité, alors l’équilibre gagnera peu à peu leurs vies. Ainsi, ils deviendront des personnes authentiques, matures et heureuses qui vivent avec le cœur, et qui portent la lumière en elles

SOURCE : Nos Pensées..

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Mes blessures dues à ton abandon

Mes blessures dues à ton abandon

L’un des premiers souvenirs de mon enfance est l’image de toi qui part et qui ne reviens jamais. Le son de cette porte, qui me fait encore trembler, m’a marqué-e à vie. Tu ne sais pas à quel point mes blessures sont profondes à cause de ton abandon, papa.

Quand votre père part et vous abandonne, quand personne ne vous explique pourquoi car on pense que vous êtes trop petit-e pour vous en rendre compte ou qu’on essaie tout simplement de vous protéger, c’est là que cela fait le plus de mal. Car alors, c’est vous qui dessinez sur votre réalité les raisons de cette situation, que vous lisez entre les lignes, avec tous vos fantasmes.

Ces raisons sont douloureuses et marquent vos liens futurs avec les autres hommes, avec vos conjoints, car vous pensez que s’il est parti, c’est que c’est de votre faute, que vous avez été une mauvaise fille ou un mauvais fils et que vous ne méritiez pas votre père à vos côtés. Vous ne comprenez pas les problèmes de couple, mais uniquement de punition qui indiquent à quel point vous avez été méchant-e. Et perdre votre père est une punition.

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Ton abandon m’a apporté la culpabilité

Ce père absent, qui vous a laissé volontairement crée des vides émotionnels que vous essayez de remplir avec la culpabilité car si vous aviez été bon-ne, il ne serait pas parti. Si vous aviez été bon-ne, vous auriez mérité un père à vos côtés.

Vous avez perdu votre valeur car vous avez été une mauvaise fille ou un mauvais fils et c’est pour cela qu’il est parti, il n’y pas d’autre raison. Personne ne vous a donné une raison de penser différemment. Vous êtes une petite fille ou une petit garçon, et en tant que tel-le, dans cet égocentrisme propre au développement de l’enfant, vous pensez que tout est sous votre contrôle, tout a une raison et surtout, tout est lié à vous.

L’abandon produit un vide émotionnel qui dépasse l’absence physique. Car l’absence physique peut être recouverte par les efforts d’une mère célibataire ou d’un-e autre proche ou figure paternelle. Mais l’absence émotionnelle est un vide irremplaçable qui ne peut pas se combler, car on n’a qu’un père.
Quand vous êtes enfant, vous pensez que les mauvaises choses n’arrivent qu’aux personnages des contes et ne sont que le résultat de leur propre méchanceté. C’est la morale de cette histoire. La culpabilité est l’émotion qui explique le mieux ce que vous ressentez face à l’abandon d’un père. C’est pour cela que l’on se sent mal, car on ne connaît pas d’autre manière de comprendre ce vide émotionnel.

L’abandon précoce affecte vos relations futures

L’absence émotionnelle est un vide qui vous marque et qu’il est impossible de combler. Un vide qui se transforme en la peur que cela se reproduise. Un vide qui fait que l’on voit tous les hommes de la même manière : ils abandonnent tous.

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Ce vide émotionnel de l’abandon nous questionne aussi sur notre propre valeur, lèse notre estime de nous-même, avec un poids qui nous empêche de nous aimer. Car vivre l’abandon à un âge précoce fait que notre valeur est dépendante du fait que les autres veuillent rester ou pas près de nous.

D’où l’attachement que l’on développe. Vos relations sont marquées par la peur et la solitude, et sont des ressorts qui vous mènent à empêcher quiconque de s’approcher de vous. Vous devenez inaccessible émotionnellement, uniquement car vous essayez de vous protéger. Votre manière de construire des relations suit le modèle suivant :

Au premier abord, vous êtes froid-e et distant-e pour éviter d’être vulnérable face aux autres : s’iels ne vous connaissent pas, iels ne peuvent pas vous abîmer.
Ensuite, s’iels sont capables de vous connaître, vous les éloignez et pas forcément de manière consciente, mais pour vous protéger. S’il n’y a pas de lien émotionnel, vous ne souffrirez pas.
Vos peurs sont alors renforcées, car votre prophétie s’accomplit et tout le monde vous abandonne. C’est à ce moment-là que vous vous sentez le plus seul-e : vous pensez que le monde est un monde hostile et que vous ne pouvez éviter le fait qu’on vous quitte.
Vous réduisez davantage votre estime de vous-même, car la raison pour laquelle tout le monde vous abandonne est la suivante : vous ne les méritez pas. Tout comme cela est arrivé avec votre père : vous ne méritez la tendresse de personne.

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Surmonter l’abandon est une étape vers la maturité émotionnelle

Surmonter l’abandon est une étape qui mène toujours vers une plus grande maturité émotionnelle. Cela implique de vous construire à nouveau, de fonder votre estime de vous-même et votre manière de communiquer, en commençant par vous aimer et vous accepter, même si l’on vous a abandonné-e.

Cela implique d’accepter la douleur de l’absence et de comprendre que les relations de couple se brisent sans qu’il n’y ait de coupable particulier. L’amour est là et parfois, il fait mal. C’est précisément pour cela qu’il est difficile de donner de l’amour à partir d’une relation brisée.

Cela implique aussi l’apprentissage de nouvelles formes de relations sociales et émotionnelles, où l’acquisition de compétences sociales qui vous permettent d’être accessibles sans être dépendant-e-s ou d’éloigner celleux qui peuvent vous aider.

Finalement, surmonter les sentiments négatifs qui peuvent provoquer une rupture parentale évite d’y être condamné-e. Le fait de la comprendre comme un processus naturel et forcément inéluctable vous donnera de la liberté dans votre couple. Ce souvenir ne sera pas forcément un foyer d’anxiété contaminant.

Source, nos pensées

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Protéger vos enfants en vous protégeant…

9 techniques de manipulation psychologique utilisées par les individus Pervers Narcissiques pour contrôler votre vie… Et comment les reconnaître, les combattre et les dénoncer

ParNathan Weber DEMOTIVATEUR.fr

 Ils représentent 2 à 3% de la population… Mais ils sont pourtant effroyablement dangereux, et vous en connaissez peut-être sans même le savoir !

Les individus toxiques, tels que les pervers narcissiques, les psychopathes, et plus généralement les personnes ayant des traits antisociaux et une tendance manipulatrice, peuvent faire subir aux autres les pires sévices psychologiques, que ce soit dans le cadre d’une relation amicale, amoureuse ou professionnelle.

C’est un sujet très important, dont il est crucial de parler : de nombreuses personnes sont victimes de tels individus, sans même le savoir, pour la simple et bonne raison que leur stratégie de manipulation consiste précisément à faire croire que le problème vient de la victime et qu’il n’y a pas d’abus psychologique ! Un cercle vicieux, vous l’aurez compris, dont il est très difficile de sortir.

En fait, les individus dits “toxiques” utilisent une foule de stratagèmes psychologiques pour asseoir leur contrôle sur les autres. Même si certains de ces comportements peuvent être adoptés inconsciemment par des personnes “saines”, la grande différence est que les pervers narcissiques font un effort conscient pour manipuler autrui, et deviennent du même coup des experts dans ce domaine.

Voici 9 comportements qui vous aideront à reconnaître un pervers narcissique, à le comprendre, mais surtout à le désarmer et à reprendre contrôle sur votre propre vie :

1. Le gaslighting (ou gas-lighting)
Le gaslighting est une tactique de manipulation mentale qui consiste à déformer ou à fausser le récit des évènements de manière à faire douter la victime de sa mémoire, de sa propre santé mentale, de ce qu’elle a vu/écouté/ressenti. Concrètement, cela passe par des petites affirmations insidieuses telles que “Ça ne s’est pas passé comme ça” “ Tu as tout imaginé” “Tu es fou/folle”, “Tu te fais passer pour une victime” … L’abuseur peut simplement nier avec un aplomb incroyable des faits qui se sont pourtant déroulés (comme si c’était la victime qui était “folle”), mais cela peut aller jusqu’à mettre en scène des évènements étranges afin de désorienter la victime et de la faire réellement douter de sa santé mentale.

Il s’agit probablement d’une des formes de manipulation les plus pernicieuses, parce que cela va lentement éroder votre sens de la réalité, bouffer petit à petit votre capacité à croire en vous-même et donc vous conduire inexorablement à douter de vous et de la légitimité de dénoncer que vous êtes victime d’abus mental, de violences psychologiques ou plus généralement de mauvais traitements.

Du point de vue psychologique, le gaslight s’appuie sur ce qu’on appelle une dissonance cognitive, c’est-à-dire le conflit entre deux différentes informations, deux pensées contraires : “Puis-je faire vraiment confiance à ce que j’ai vécu ? Ou bien cette personne a-t-elle raison et c’est moi qui ai un problème ?” Pour résister à cela et contrer cet effet psychologique pervers, il est important de bien s’ancrer dans sa propre réalité : tenir un journal, écrire ce qu’il s’est réellement passé, parler avec un ami, un psychologue ou encore un réseau de soutien aux victimes d’abus mentaux. Avoir d’autres voix que la vôtre sur lesquelles vous appuyer constitue une arme efficace pour vous écarter de la réalité déformée qu’essaye de vous imposer un manipulateur.

2. La projection mentale (stratégie du bouc émissaire)

La projection est le mécanisme de défense des manipulateurs. C’est un trait distinctif de ces personnes : elles refusent catégoriquement d’admettre ou même de percevoir leurs propres défauts, sont incapables d’assumer leurs actes. Elles peuvent donc faire et dire tout et n’importe quoi pour éviter d’être tenues responsables. C’est là qu’entre en scène la projection mentale : la personne ayant un comportement négatif, plutôt que de l’admettre, va déplacer la responsabilité en les attribuant à quelqu’un d’autre. En gros, c’est comme si ce fardeau était trop dur à supporter, trop lourd à assumer pour elles, et qu’elles vous refilaient tout sur les bras en vous accusant ! C’est une réaction qui permet au manipulateur de se débarrasser de sa culpabilité et de sa honte inconsciente de lui-même. Il ne faut pas oublier que ces personnes sont souvent elles-mêmes malades.

La victime devient ainsi une sorte de bouc émissaire, de poupée expiatoire que le manipulateur utilise en l’accusant pour se décharger de ce poids. Ce dernier évite ainsi d’avoir à s’encombrer avec le sens des responsabilités et le sens de la morale, pour cela il aura besoin que sa victime prenne cette responsabilité sur elle et surtout qu’elle se sente bien coupable, qu’elle éprouve de la honte, pour se rassurer

Concrètement, une personne avec une tendance mythomane va vous accuser de mentir et de travestir la réalité. Une femme qui éprouve un sentiment pathologique de dépendance et de jalousie pourra accuser son mari de trop s’accrocher à elle et de l’étouffer. Un collègue de travail dira que vous êtes inefficace et que vous ne servez à rien, pour justifier sa propre baisse de productivité.

3. Dévier sans cesse la conversation par le biais de sophismes et d’arguments fallacieux

Parfois, on peut être tenté d’affronter les problèmes par le biais d’une bonne conversation, afin de trouver une solution commune dans un esprit de compromis. Si c’est bien sûr le comportement idéal à avoir avec une personne “normale”, dans le cas d’un pervers narcissique ou autre manipulateur, attendez-vous à tomber de haut ; il est parfois difficile de l’admettre, mais vous ne pourrez jamais avoir une vraie conversation.

En effet, si vous avez le malheur de les attaquer, les manipulateurs utilisent des stratagèmes élaborés, employant des biais cognitifs, des sophismes et autres arguments à logique fallacieuse qui leur permettent de “gagner” tous les débats, d’avoir toujours le dernier mot — même en ayant tort. (pétition de principe, argument ad hominem, faux dilemme…). Ils feront tout pour vous discréditer, vous frustrer, vous désorienter jusqu’à ce que vous ayez complètement perdu de vue le problème initial. Ne cherchez pas, à leurs yeux vous serez toujours la raison d’être de tous les problèmes.

Il n’y a qu’une seule solution, et elle est radicale : prendre conscience que les personnes toxiques ne se disputent pas avec vous, ils se disputent avec eux-mêmes tout en vous utilisant comme exutoire. Si vous essayez de les raisonner, vous leur donnez du grain à moudre et vous ne faites qu’empirer les choses pour vous. Il s’agit de se rendre compte que le problème ne vient pas de vous, mais bien de leur comportement. Passez à autre chose, arrêtez d’essayer de discuter et de les raisonner, vous ne ferez que perdre votre temps et votre énergie.

4. Stratégie de l’homme de paille
La stratégie de l’homme de paille n’est pas seulement la spécialité des pervers narcissiques puisqu’elle est aussi très utilisée en… politique. Il s’agit en fait de représenter de manière fausse ou d’exagérer de façon absurde vos propres pensées et sentiments. En déformant ainsi ce que vous dites d’une manière qui arrange votre interlocuteur, votre argument devient plus facilement attaquable. La différence, c’est que les pervers narcissiques poussent le vice au point de vous faire passer pour une personne mauvaise, en vous culpabilisant et en s’attaquant à vos émotions.

Par exemple, si vous essayez de dire que vous n’êtes pas satisfait de la façon dont cette personne toxique vous traite, sa réaction pourra être de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, par exemple “ Donc je suis une personne méchante, c’est ça que tu penses ?” ou encore “Oh, donc toi par contre tu es parfait, hein?” alors que vous n’avez fait qu’exprimer votre sentiment légitime dans l’espoir de trouver une solution.

À terme, ce comportement finit par invalider totalement votre droit à avoir et à exprimer des pensées ou des émotions, ce qui est évidemment gravissime. Pour ne rien arranger, cela instaure un sentiment de doute et de culpabilité permanente, à chaque fois que vous tentez d’établir des limites et des bornes à ne pas franchir.

5. L’emploi de différentes formes de menaces et de chantage
Le problème avec les personnes toxiques, les manipulateurs mentaux et autres pervers narcissiques, c’est qu’ils vous menaceront sans cesse, vous prendront en otage sans (nécessairement) passer par la violence physique. C’est au final beaucoup plus traître et surtout, difficile à reconnaître comme une véritable forme de violence qu’une personne qui vous dirait “fais ça ou je te pète la tronche”. Ne vous laissez pas faire, ce n’est pas parce qu’on ne vous menace pas physiquement que vous n’êtes pas victime de violences ! L’abus mental est une forme de violence bien réelle, que l’on a tendance malheureusement à reconnaître moins souvent.

Ne vous laissez pas faire, des associations existent pour vous aider. Le premier pas, le plus difficile, est de réaliser que vous êtes bel et bien victime de violences psychologiques. Et contrairement à ce que certains tentent de vous faire croire, le crédit à apporter à votre histoire est tout aussi important que pour une personne victime de violences physiques.

6. Le conditionnement destructeur

Attention, parce que nous allons aborder quelque chose qui relève vraiment du grand mindfuck. Les personnes toxiques peuvent en effet vous conditionner lentement pour que vous finissiez par associer mentalement toutes vos forces, vos talents, tous vos beaux souvenirs et tous les moments heureux de votre vie avec la souffrance, la frustration, le malheur. Comment font-elles cela ? En insinuant au quotidien, de manière tout à fait innocente, des attaques contre des qualités, des traits de caractère ou des choses que vous idéalisez, qui vous définissent ou que vous prenez pour modèle. En plaçant ces associations cachées avec vous, sans même que vous ne le remarquiez, ils vous changent lentement et au fil du temps, vous apprennent à vous haïr.

Ils ruineront ainsi vos fêtes, vos vacances, détruiront les objectifs que vous vous étiez fixés, vous éloigneront de votre famille et de vos amis pour vous rendre dépendant vis-à-vis d’eux. Et au final, par le biais d‘un réflexe quasiment pavlovien, les pervers narcissiques vous “dresseront” à rejeter ou à avoir peur de faire les choses qui rendaient votre vie agréable et enrichissante, ils vous dégoûteront progressivement de tout ce que vous aimez, tout cela pour que vous reportiez toute votre attention sur eux.

La vérité, c’est qu’ils ont peur de tout ce que vous pouvez aimer d’autre à part eux, et de tout ce qui peut se placer entre eux et le contrôle qu’ils cherchent à exercer sur vous. Votre bonheur représente tout ce qu’ils ne peuvent pas avoir, ce qu’ils ne peuvent contrôler, ils cherchent donc simplement à la détruire, par jalousie ou bien pour mieux vous manipuler.

7. Les campagnes de rabaissement public

Si une personne à tendance toxique ou manipulative ne parvient pas, en dépit de ses efforts, à modifier la manière dont vous vous percevez vous-même, ils chercheront à contrôler et à changer la manière dont les autres personnes vous perçoivent. Par exemple, devant des témoins, ils peuvent changer subitement de comportement et se mettre à jouer les martyrs, de sorte que — ironie du sort — c’est vous qui passez pour la personne toxique ! Cela peut aller loin, ils peuvent même finir par harceler vos proches afin d’ ”exposer la vérité” à votre sujet. Paradoxalement (mais pas tant que cela si on garde en tête le mécanisme de projection évoqué dans le point 2) , cette exposition leur permet de créer une façade pour cacher leur propre comportement abusif, et surtout, pour vous discréditer automatiquement si vous tentez de les dénoncer ou de parler à vos proches de ce qui vous arrive !

Il s’agit en effet aussi d’une “frappe préventive” pour salir votre réputation auprès des seules personnes qui pourraient vous soutenir et vous aider à lui faire face, afin de saboter votre potentiel réseau d’aide. Vous vous sentez ainsi seul(e), sans personne pour vous croire ou vous appuyer. Si c’est le cas et que malheureusement pour vous votre manipulateur a déjà saboté votre entourage familial et affectif, vous pouvez vous tourner vers des centres d’appel anonymes, voir un psychologue ou encore aller dans des associations spécialisées pour vous aider. Expliquer votre problème à des professionnels qui connaissent ce genre de problème (et qui vous croiront) peut être le meilleur moyen d’obtenir des conseils avisés et personnalisés si vous vous sentez seul au monde.

8. La triangulation

Faire intervenir l’opinion (réelle ou supposée), la perspective voire la menace d’une tierce personne : voilà à quoi se résume le principe de la triangulation. Ce stratagème est le plus souvent utilisé pour valider le point de vue abusif de la personne toxique tout en invalidant du même coup la réaction pourtant légitime de la victime face à l’abus.

Les pervers narcissiques adorent par-dessus tout faire intervenir une voire plusieurs personnes de leur entourage personnel (des collègues de travail, des amis, des ex-partenaires amoureux voire même des membres de la famille) afin de provoquer la jalousie, l’incertitude en vous. Ils peuvent également utiliser les opinions des autres pour valider leur point de vue.

C’est un réflexe humain, bien connu par les rhétoriciens : lors d’une discussion, celui qui parvient à s’attirer les faveurs du public ou des témoins de la scène a “gagné” la dispute, quelle que soit la qualité de son argumentation. Après tout, si tous les autres (qui sont dans la pièce) sont d’accord avec lui, cela doit vouloir dire que vous avez tort, pas vrai ?

Pour se sortir de ce piège, souvenez-vous que vous avez affaire avant tout à un MANIPULATEUR. C’est-à-dire que cette autre personne est probablement manipulée par lui (peut-être même qu’il vous utilise vous aussi à votre insu, pour trianguler cette autre personne, vous montant l’un contre l’autre pour mieux vous contrôler tous les deux !). Pour faire face à cela, battez-le en utilisant sa propre arme contre lui. Essayez de le confronter en la présence d’une personne qui vous soutient et en qui vous avez entièrement confiance !

9. Le contrôle permanent des moindres petits aspects de votre vie

Plus important que tout, les personnes toxiques adorent maintenir le contrôle sur autrui, et sont prêts à tout pour obtenir et conserver ce contrôle, de quelque manière que ce soit. C’est cette idée qui les obsède. Pour cela, ils sont prêts à tout : vous isoler, établir un contrôle permanent sur vos finances, sur les personnes que vous fréquentez, ce que vous lisez, où vous allez… Ils cherchent à gérer chaque facette de votre vie et ne vous laissent aucun espace libre pour vous développer. Et pourtant, la tactique la plus puissante qu’ils possèdent pour vous contrôler, c’est bel et bien de jouer avec vos émotions !

C’est pour mieux vous contrôler qu’ils inventent de toutes pièces des situations de conflit, afin de vous déstabiliser et de vous affaiblir. C’est pour mieux vous contrôler qu’ils s’effacent émotionnellement, pour vous couvrir d’amour et d’attention ensuite s’ils sentent qu’ils sont en train de perdre la main sur vous. Et c’est à cause de tout cela qu’ils vacillent sans cesse entre le vrai et le faux, et que vous ne pourrez jamais avoir de stabilité psychologique ni aucune certitude pour savoir qui cette personne est réellement, ce qu’elle ressent et ce qu’elle pense.

Voilà, la liste est loin d’être exhaustive et de s’appliquer de manière générale à chaque individu, mais elle aura peut-être le mérite de vous donner un aperçu de ce qu’est une personne toxique, et comment la combattre.

Plus une telle personne aura de prise sur vos émotions, plus difficile il sera de lui échapper et même de vous rendre compte de ce que vous êtes en train d’endurer. Connaître les tactiques manipulatoires de ces personnes, en revanche, peut vous aider à définir le problème auquel vous êtes confronté, à développer une stratégie pour reprendre le contrôle de votre propre vie, et surtout, à éviter les individus toxiques dans votre vie de tous les jours.

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L’agence nationale contre les pensions alimentaires impayées est lancée

Le taux de pensions alimentaires non versées atteindrait entre 30 % et 40 %. L’agence aidera en priorité les mères s’occupant seules de leurs enfants.

LE MONDE | 20.01.2017 à 06h43 • Mis à jour le 20.01.2017 à 12h38 | Par Gaëlle Dupont

La mesure trouvera sans doute une bonne place dans le bilan social du gouvernement, qui ne rate pas une occasion de la mettre en avant. Vendredi 20 janvier, la ministre des familles, Laurence Rossignol, devait lancer officiellement l’Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (Aripa). Le public visé est composé en très grande majorité de femmes. Des mères qui s’occupent seules de leurs enfants, et qui représentent aujourd’hui une famille sur cinq. Les pensions alimentaires représentent un cinquième de leurs revenus. Or, le taux de pensions impayées atteindrait entre 30 % et 40 %.

L’Aripa s’adresse « à celles qui rencontrent un problème dans le versement de la pension, mais aussi à tous les parents séparés ou en cours de séparation », indique-t-on au ministère. Un numéro unique est ouvert (0821 22 22 22), ainsi qu’un site Internet (www.pension-alimentaire.caf.fr). Environ 300 agents spécialisés, répartis dans 22 caisses d’allocations familiales (et une mutualité sociale agricole) auront pour mission de récupérer les pensions impayées, de soutenir financièrement les familles les plus fragiles, d’aider à fixer le montant des pensions (un barème sera disponible sur le site) et d’informer les parents sur leurs droits, la médiation familiale, etc.

L’Aripa achève un processus commencé avec le vote de la loi du 4 août 2014 sur l’égalité entre les femmes et les hommes, qui lançait l’expérimentation de la garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA) dans 20 départements. Le recouvrement des pensions alimentaires auprès des mauvais payeurs, afin de les reverser aux bénéficiaires, faisait partie des missions des CAF depuis deux décennies, mais leurs moyens d’action étaient limités.

La GIPA leur a permis d’agir dès le premier mois d’impayés et de récupérer vingt-quatre mois d’arriérés, au lieu de six auparavant. Leurs moyens d’investigation (auprès des employeurs, de Pôle emploi, des banques du débiteur…) ont été renforcés.

« Violence économique »

Le taux de recouvrement est passé de 43 %, fin 2014, à 59 % au premier trimestre 2016. En parallèle, l’allocation de soutien familial, destinée aux mères seules dont le conjoint est introuvable ou insolvable, a été revalorisée (à 105 euros par mois et par enfant) et versée plus vite. Un complément d’allocation a également été créé afin d’atteindre cette somme lorsque la pension versée est inférieure. 4 700 familles étaient concernées par cette mesure en mars 2016.

Le dispositif, généralisé le 1er avril 2016, sera mis en œuvre par l’Aripa, qui hérite d’un champ d’action étendu et de nouvelles prérogatives. Les femmes qui se remettent en couple pourront faire appel à ses services, ce qui n’était pas le cas auparavant. En cas de violences conjugales ou de menaces du débiteur, elle pourra jouer le rôle d’intermédiaire afin de limiter les contacts entre les ex-conjoints.

Le sujet est capital pour les personnes concernées, plus touchées que d’autres par la précarité et la pauvreté. Il est au centre de la moitié des contentieux devant les juges aux affaires familiales, avant la garde des enfants. « Le non-paiement de la pension, c’est parfois une violence économique », affirme Stéphanie Lamy, cofondatrice du collectif Abandon de famille – Tolérance zéro. Si la militante salue « la bonne volonté » des pouvoirs publics, elle voit des limites au dispositif. « Les délais de récupération des pensions sont importants, car il faut d’abord passer par une phase amiable qui peut durer plusieurs mois », estime-t-elle. Elle considère également que les barèmes de calcul du montant des pensions sont trop bas, et ne prennent pas compte équitablement de l’effort financier des deux parents en faveur des enfants.

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Cinéma: le sexe non simulé n’entraînera plus une interdiction aux mineurs.

BFM TV : 19/01/2017 à 06h12

Le 13 janvier, le Conseil d'État a confirmé l'interdiction aux moins de 18 ans de "Antichrist"

 Le ministère de la Culture va publier d’ici début février un décret assouplissant les critères d’interdiction des films aux moins de 18 ans.
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Un père jugé pour des viols et des sévices horribles sur ses six enfants

JUSTICE

– C. Allain / APEI / 20 Minutes J.G. Publié le 02.11.2016 à 09:23 Mis à jour le 02.11.2016 à 16:5

Un homme de 67 ans est jugé depuis lundi devant la cour d’assises du Morbihan à Vannes. Les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement atroces.

Entre 1998 et 2009, il est suspecté d’avoir violé et commis des actes de torture et de barbarie sur ses six enfants, qui ont aujourd’hui entre 18 et 28 ans. Pendant onze ans, le père de famille et un autre homme de 57 ans, également sur le banc des accusés, ont fait vivre un véritable calvaire aux enfants dans la maison familiale de Questembert.

Le verdict attendu vendredi dans la soirée

En plus des viols et des attouchements, les deux hommes se livraient également à des actes de cruauté abominables. L’une des filles avait ainsi été attachée à son lit pendant trois jours en guise de punition, sa mère venant la nourrir à la petite cuillère dans la chambre, rapporte Ouest France. Un autre garçon avait, quant à lui, été attaché à une jument qui l’avait traîné par terre. >>

Le calvaire des enfants avait finalement pris fin à la suite d’un signalement à un juge des enfants. Très fragiles psychologiquement, ils ont depuis été confiés à des familles d’accueil

Le procès du père de famille et de son ami, également accusé de viols et d’agressions sexuelles sur les enfants, se poursuit jusqu’à vendredi.

Sources: 20 minutes

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Lorient. Enfant maltraité : Deux ans de prison ferme au couple

Pendant plusieurs mois, un petit garçon de 5 ans a été le souffre-douleur du couple qui l’élevait. Le 9 mars dernier, c’est un automobiliste qui a donné l’alerte, après avoir repéré l’enfant errant sur le bord de la route, couvert de bleus. Son père et sa belle-mère ont été condamnés à deux ans de prison ferme.

« Violences extrêmes et humiliations, voilà son quotidien ! », martèle Laurence Mallet. L’avocate du conseil général a décrit, hier, « le véritable calvaire vécu par le petit garçon de cinq ans et demi et qui avait déjà perdu, de façon brutale, sa maman ».

Son père et celle qui était alors sa belle-mère (le couple est depuis séparé), avaient à répondre devant le tribunal de Lorient des mois de maltraitance infligés à l’enfant, depuis que le couple s’était mis ensemble en juillet 2015.
C’est grâce à un automobiliste que l’enfant avait été extrait de son « cauchemar ».
Le 9 mars, vers 8 h 30, il l’avait trouvé entre Nostang et Merlevenez, errant le long de la Nationale pour rejoindre l’école.

Douches froides

Ce garçon avait raconté avoir marché deux bonnes heures après que son père l’a laissé sur le bord de route, en allant au travail.

Déposé ensuite à l’école par l’automobiliste, à la vue des hématomes de son visage et ses bras, il avait été conduit chez le médecin, malgré le refus farouche du père… Déjà, quand l’enfant n’était pas allé à l’école les dix jours précédents, il avait prétexté « une grippe carabinée » pour éviter que « les copains voient ses bleus… ».
Aux gendarmes, la petite victime évoquera un quotidien fait de claques, coups de pied et poing, douches froides pendant plus de 10 minutes, et avoir dormi dans le grenier plusieurs jours, sans manger ni se laver ; avoir ramassé les crottes du chien et manger ses croquettes… « On me disait que j’étais bête ! », avait confié l’enfant aux enquêteurs.
Ce dernier a ensuite été placé en famille d’accueil.

Un bouc émissaire

À la barre, la « belle-mère », admet les pincements de joue, la tête dans l’assiette bouillante et qu’il devait se débrouiller tout seul à la maison… après avoir initialement soutenu que l’enfant s’automutilait, en se jetant dans les escaliers.

Pour sa part, le père de famille a reconnu « avoir perdu les pédales », tant leur couple allait mal et que l’enfant « le poussait à bout ». Pour l’avocate de la petite victime, cette dernière était « devenue le bouc émissaire et l’exutoire de deux adultes à qui elle servait de refouloir à leur mal-être ».
Un avis partagé par la vice-procureure de la République, Cécile Flamet. À ses yeux, « ils sont tous les deux autant responsables l’un que l’autre, le père ayant laissé faire sa compagne… ».
Les réquisitions de quatre ans de prison dont un an avec sursis, pour Cécile Flamet, « sont lourdes mais il n’est pas envisageable qu’ils ne passent pas un jour en prison ». Le tribunal l’a donc suivie, les deux adultes écopent de quatre ans de prison dont deux avec sursis, avec, pour la belle-mère, une interdiction d’entrer en contact avec la victime à qui il a été alloué 7.000 € de dommages et intérêts.

Sources: © Le Télégramme

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– Inceste et incestuel – Groupe de discussion samedi 11 février – 15h00

Anne-Laure Buffet a partagé l’évènement de CVP -Contre la Violence Psychologique

Inceste et incestuel – Groupe de discussion
Samedi 11 février – 15h
Inscription UNIQUEMENT PAR MAIL : associationcvp@gmail.com

Comment qualifier la relation incestuelle ?
Quels en sont les risques, les dangers et les conséquences ?
Le premier des critères qualifiant l’incestuel est celui de l’érotisation de la relation parents-enfants : les sentiments qui les unissent ne sont pas chastes. Ils sont fortement teintés de sexualité. Et ce, sans que les uns et les autres en soient forcément conscients.
On pense souvent que les comportements incestuels sont » moins graves « . Ils sont, en fait, extrêmement destructeurs. Leur caractère flou et imprécis les rend » sans limites « , sans contours définis. L’enfant, et plus tard l’adulte, ne peut donc pas dire : » On m’a fait ça » et se reconnaître, avec un sentiment de légitimité, victime. D’autant que, s’il interpelle l’adulte, celui-ci peut toujours nier … et va le faire.

L’inceste, bien plus qu’un viol, une destruction psychique :
L’inceste ne commence pas au viol génital, il ne se limite pas non plus aux relations père-fille.
– Les pères ne sont pas les seuls » abuseurs « . Le sont également des mères, des oncles, des grands-pères, des beaux-pères, des amis intimes de la famille.
– On oublie aussi trop souvent l’inceste entre frère et sœur, qui fait beaucoup plus de ravages qu’on ne le croit.
– L’inceste n’est pas forcément hétérosexuel : il peut être également homosexuel (mère-fille, père-fils).
– Il ne touche pas seulement les enfants » grands « , mais aussi les » petits » – les enfants de moins de 5 ans –, et parfois même les bébés.

Voir l’évènement, vous inscrire…

C.V.P. sur Facebook.

Le blog de C.V.P.

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Quand un parent est sous emprise de l’autre, les enfants souffrent aussi beaucoup

Remercions Hélène Oraison  qui nous fait découvrir cet article de Nathalie Vancrayenest, publié le mercredi 11 janvier 2017 à 16h31 sur DH.be

Ces quelques lignes n’ont pas pour but de désigner « le bon » et « le mauvais » parent dans le couple. Mais bien d’attirer leur attention et celle de la famille sur les souffrances que la violence de l’emprise provoque chez l’enfant. Le retour de Nathalie Vancrayenest, coach parentale et scolaire.

Qu’est-ce que l’emprise dans le couple ?

Nous parlons d’emprise lorsque l’un des partenaires est assujetti à l’autre dans le couple. Lorsque la relation de dépendance affective et relationnelle est asymétrique (si la littérature développe beaucoup le thème de « la mère toxique », dans mes consultations se sont surtout les enfants de père toxique que j’aide à se construire. Eh oui, vous l’aurez compris, l’emprise se joue au féminin comme au masculin).

Dans la relation d’emprise, la violence psychologique et physique a pour objectif de dénigrer, dévaloriser, blesser en vue d’installer un climat de terreur, de soumission et d’assujettissement.

La domination vise à annihiler toute volonté, à dénier tout besoin chez le conjoint soumis. Celui-ci finit par perdre toute confiance en ses ressources, à accepter toute la culpabilité de ce qui ne va pas dans le couple, ce qui aggrave encore sa dépendance au partenaire violent.

Cette domination permanente aura un impact sur la capacité parentale du parent soumis.

En effet, ce parent se perçoit comme « jamais à la hauteur » de ce que l’on attend de lui, il a le sentiment de toujours « faire mal », il n’a plus de liberté de penser, il n’existe plus ! Ce parent va se déprimer et perdre confiance dans ses aptitudes parentales, il se rendra ainsi indisponible aux besoins de son enfant, tant il est englué, embourbé par l’emprise de son conjoint.

Les conséquences sur l’enfant

La violence psychologique et physique déployée pour maintenir l’emprise laisse peu de place à l’enfant. Le parent pervers narcissique préoccupé par son propre égocentrisme voit l’enfant comme un concurrent à la satisfaction de ses besoins. L’enfant n’aura pas le droit à une existence propre et ses besoins seront déniés. L’enfant, comme le conjoint, sont ses objets.

L’enfant pourra tout à la fois être valorisé, s’il est brillant et correspond à l’enfant idéal, et réceptacle de toutes les frustrations s’il ne répond pas aux souhaits, aux attentes.

Pris à témoin mais aussi victime

L’enfant est un moyen supplémentaire de renforcer l’emprise. Il sera pris à témoin et aussi victime des humiliations, des dévalorisations, du dénigrement, des moqueries et des critiques. Dans de nombreux cas, la violence s’exercera sciemment en sa présence pour lui indiquer qui détient le pouvoir.

Le parent sous emprise, souvent protecteur, renforcera malgré lui l’incompréhension de l’enfant en couvrant, en justifiant les comportements violents. Il accentuera le trouble chez l’enfant en déniant la réalité, les ressentis. Dans certains cas, le parent sous emprise en vient lui aussi à maltraiter l’enfant dans la continuation du parent pervers narcissique.

Pas d’estime de soi pour ces enfants

Pour ne pas mettre en doute l’amour de ses parents, l’enfant en arrivera à la conclusion erronée que c’est lui qui est mauvais, qu’il n’est rien et porte la culpabilité et la honte.

Les violences directes et indirectes subies par ces enfants détruiront la confiance qu’ils ont en eux et empêcheront la construction d’une « estime de soi » solide.

Pour construire son « estime de soi », l’enfant a besoin de sécurité physique, émotionnelle et mentale. Il ne trouvera aucune d’entre elles dans une famille où règne l’emprise. Il est confronté à la violence physique et verbale, ce qui lui donne la sensation de vivre sur le « qui-vive » et en hyper-vigilance par rapport à l’humeur du parent violent. Comme le parent pervers narcissique ne peut pas comprendre les émotions de son enfant, elles seront systématiquement niées. L’enfant ne pourra pas avoir de liberté de penser puisque son parent ne supporte pas la remise en question, si l’enfant ne pense pas « comme lui, il est contre lui ».

Une difficulté avec son identité propre

Comme l’enfant est « la chose » du parent pervers narcissique, il ne peut pas développer l’individualité nécessaire à la construction de son identité, sans risquer d’être rejeté, critiqué, jugé, méprisé. Pour être aimé, il doit correspondre aux attentes. Ces enfants ne font pas de choix et ils dénient leurs besoins.

L’enfant dans sa quête de construction ne rencontrera pas le sentiment d’appartenance, puisque le parent sous emprise est dénigré, comme la famille, les amis de celui-ci. À l’adolescence, ce sont les amitiés qui sont calomniées, attaquées, critiquées et l’enfant est privé d’appartenance et isolé.

L’enfant ne pourra pas compter sur le sentiment de réussite pour se construire puisque ses réussites, le parent pervers narcissique se les attribuera et qu’il rendra l’enfant responsable des échecs.

Dans ce climat de violence et d’emprise, il ne peut pas se projeter dans l’avenir et endosse des responsabilités qui ne sont pas les siennes, il est notamment responsable du « bien-être » du parent pervers narcissique. Et le parent dominant lui impose un avenir qu’il ne choisit pas.

La violence influencera le rapport que l’enfant aura avec chacun de ses parents.

Certains prennent parti pour celui qu’ils ressentent comme victime et d’autres s’identifient au parent qu’ils perçoivent comme le plus fort, ce qui leur permet de se sentir plus sécurisé à condition d’être conforme aux souhaits du parent.

« Quant aux filles, certaines se rapprochent du père dans un mouvement œdipien qui leur permet de se distancier de la mère dont elles ne supportent pas la position de victime. » *(1)

Des troubles de la croissance

Aux conséquences sur la construction de leur identité, il faut ajouter des troubles de la croissance résultant d’un déficit en sommeil lent profond*(2), des troubles du comportement : de l’enfant qui se colle en quête de contacts physiques à tous les adultes qu’il rencontre, à l’enfant agressif vis-à-vis de l’extérieur et de lui-même.

Les parents pervers narcissiques ne perçoivent pas le mal qu’ils font à leurs enfants, à leurs victimes et plus l’enfant est jeune, plus il est manipulable.

Que peuvent faire les membres de la famille ?

L’entourage est souvent médusé, pétrifié devant cette violence et ne sait pas comment y réagir. Le parent manipulateur pervers narcissique justifiera ses actes par « c’est pour son bien », « Je ne serais pas obligé de le corriger, s’il obéissait » et retournera une remarque culpabilisante et cinglante à celui qui s’interpose.

Les grands-parents, les tantes, les oncles ne sont pas impuissants face aux carences affectives et à la violence subie. Ils peuvent reconnaître et nommer la violence faite à l’enfant. Ils peuvent apporter de l’affection par leur présence gratifiante et des attitudes de soutien.

Il leur reviendra aussi de développer l’esprit critique de l’enfant, par des questions pour qu’il puisse avoir confiance en son jugement et se confronter à la réalité.

Ils peuvent renforcer les prédispositions à l’optimisme de l’enfant, le soutenir intellectuellement et affectivement. Ils peuvent mettre l’enfant en projet dans des réalisations qui lui donnent de l’énergie : une visite, un bricolage et surtout lui permettre d’envisager un futur qui soit le sien. Ils peuvent déculpabiliser l’enfant en rétablissant la vérité, sans dénigrer les parents.

Même si cette idée fait souvent peur, ils peuvent se positionner face aux parents violents en défenseurs de l’enfant. Ils ont aussi le droit et le devoir de demander de l’aide auprès des services d’aide et de protection de la jeunesse.

Le silence profite toujours au parent violent, jamais à l’enfant !

Dossier source.

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Caroline Bréhat, auteur du livre « Mauvais père » témoigne

Dans le cadre du colloque du 8 Octobre 2016 à Toulouse « Danger en protection de l’enfance, dénis et instrumentalisation perverse » Caroline Bréhat, auteur du livre « Mauvais père » témoigne de son parcours socio-judiciaire entre les USA et la France où elle a été accusée de SAP en cherchant à protéger sa fille.

Sources,  Association REPPEA, Danger en protection de l’enfance.

– POUR VOIR LA VIDEO C’EST ICI –

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Libre d’appeler sa mère ou son père: pour tous les enfants de divorcés/séparés

 

Auteure de la pétition Anne GENTILHOMME

Un enfant est il une personne?
A cette question on répondra évidemment OUI.

Un enfant est il libre?
A cette question on répondra, avec pour bémol, libre dans nos sociétés occidentales OUI.

Un enfant a-t-il droit à la liberté d’expression et de pensée?
A cette question on répondra à nouveau fièrement, dans nos sociétés les enfants sont libres de s’exprimer et de penser, évidemment OUI .

Enfin à la surprenante question, dont on ne comprendrait pas réellement le sens, un enfant a-t-il le droit de parler à ses parents quand il en ressent le besoin, on répondrait à nouveau OUI.

En réalité la réponse exacte est NON, aussi incroyable peut elle paraitre.
Tous les enfants en France ne sont pas autorisés à parler librement à leurs parents.

En effet à l’heure actuelle, un enfant de parents divorcés/séparés dans une séparation conflictuelle ne possède pas la liberté fondamentale de parler librement à l’autre parent quand il se trouve chez le parent gardien.Cela dépend uniquement du bon vouloir de ce dernier.

Il n’y a rien dans la loi française qui autorise un enfant à être en contact selon ses besoins avec l’autre parent quand il est chez le parent gardien.
Et ce quelque soit son âge, c’est-à-dire du berceau à la majorité.

Alors, on pourrait se rassurer en pensant: une semaine ce n’est pas si long. A cette réalité des adultes je répondrai que, pour un jeune enfant une semaine peut être atrocement longue !
Et il ne s’agit là que du « meilleur » des cas.
En effet, en cas d’éloignement géographique, entre deux périodes de vacances scolaires, une semaine de séparation se transforme au mieux en 6 semaines  au pire en 16 semaines.
1, 6, 8, 10 ou 16 semaines durant lesquelles l’enfant peut être interdit de parler à l’autre parent, sans qu’aucune justification ne soit nécessaire.
16 semaines sans que l’enfant de 0 à 18 ans, n’ait pu entendre la voix de son père ou celle de sa mère, 16 semaines sans échange de rires, d’histoires, tout simplement 16 semaines sans partage de vie, alors qu’il en ressent légitiment le besoin.

Un enfant est une personne, une personne en développement de surcroît et de ce fait fragilisée.
Un enfant n’a pas à subir la cruauté des adultes encore moins celle de ses propres parents.Nier les émotions, le ressenti, les besoins d’un enfant c’est nier sa personne.Tient on compte de la souffrance de ces enfants, de leur solitude et de leur désespoir?
Quels traumatismes pour ces enfants?
Quelles cicatrices pour ces futurs adultes?

Le vide de la loi à ce sujet cautionne cette zone de non droit des enfants.

Je demande à ce que l’usage et la détention d’un moyen de communication vocal et/ou vidéo soit librement autorisée aux enfants qui souhaitent contacter leur père ou leur mère.
Je demande qu’il soit permis au parent non gardien de fournir un moyen de communication à son enfant.

Je demande qu’il soit interdit au parent gardien de confisquer ce moyen de communication.
Le moyen de communication bénéficiant évidemment d’un accès restreint aux sites de bonnes mœurs.

Au delà du moyen de communication ce sont les droits de l’enfant qui sont confisqués.
Je demande à ce que toute forme de pression psychologique sur
enfant soit régulièrement évaluée par des professionnels indépendants, pour les enfants se trouvant dans ces situations familiales.

Nous vivons dans une société dite civilisée et dont nous sommes fiers, faisons en sorte qu’elle le soit pour tous et avant tout pour nos enfants.

 

Cette pétition sera remise à:

  • Ministre de la Justice
    Monsieur Jean-Jacques Urvoas
  • Ministre de la Famille
    Madame Laurence Rossignol

SIGNER CETTE PÉTITION

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– Préservez notre petite vie de votre vie de couple.

Elle a 12 ans. Elle subit le divorce de ses parents. Un divorce très conflictuel. Violent. Elle, elle demande simplement une chose : avoir le droit de vivre et d’aimer ses deux parents. “Bonjour Je m’appelle XXX et j’ai 12 ans. Mes parents se sont séparés il y a 3 ans. Ma famille s’est déchirée et […]

via PRÉSERVEZ NOTRE PETITE VIE DE VOTRE VIE DE COUPLE – TÉMOIGNAGE —

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Harcèlement moral : en famille aussi ?

Par Pascale Senk Publié le 24/01/2014 Le Figaro.fr

Alors que la famille est censée être un cocon protecteur, certaines se révèlent un vrai enfer psychologique.

Le spot a fait son buzz sur la Toile en novembre dernier. Avec le film Fred et Marie, la fédération Wallonie-Bruxelles de l’Association contre les violences psychologiques réussit à montrer en 15 minutes ce qui se passe dans un couple où l’un des deux, «pervers narcissique» selon l’association, harcèle, dénigre et détruit à petit feu sa compagne. Cela passe par d’infimes événements: Fred oblige Marie à changer de robe avant un dîner entre copains, refuse qu’elle y invite sa meilleure amie… Mais, quelques instants après, il lui déclare avec passion qu’elle est «son grand amour adoré». Cette fiction qui s’appuie sur des travaux psychologiques, réalise la prouesse de faire comprendre des mécanismes insidieux et qui, de surcroît, se déroulent dans le huis clos par excellence, la famille.

Car depuis la révélation d’un «harcèlement moral» par la psychanalyste Marie-France Hirigoyen, le terme et ce qu’il recouvre dans le monde du travail a bien été décrit. Il fait même l’objet d’un cadre législatif qui vise à restreindre sa propagation. Mais depuis quelques mois, on voit fleurir des études sur les «parents toxiques», «les conjoints manipulateurs» ou «l’emprise» à laquelle nous contraindraient certains liens affectifs mal gérés. Le harcèlement moral serait-il en train de se diffuser – après l’entreprise et l’école – dans des espaces censés plus protecteurs: le couple, la famille?

«L’amour parental est devenu plus encombrant»

Nicole Prieur, psychothérapeute familiale qui vient d’organiser un colloque autour de «L’amour qui fait mal» (Colloque du Ceccof les 29 et 30/11 à Paris), réfute l’usage trop rapide de ce terme, tout en reconnaissant une augmentation de ce qu’elle préfère appeler «les souffrances en famille». À quoi attribuer celles-ci? «La société assigne chacun de nous à être heureux, à devenir soi-même, observe-t-elle. Or cela s’oppose souvent au “vivre ensemble” du groupe familial. Le but de la famille étant de développer le “nous”, il y a de fortes tensions entre cet appétit d’épanouissement personnel et le projet familial.»

Christel Petitcollin, conférencière spécialiste de la manipulation mentale qui vient de publier Enfants de manipulateurs, comment les protéger? (Ed. Guy Trédaniel) confirme. Selon elle, par exemple, le personnage de la mère de Guillaume Gallienne dans le film: Les Garçons et Guillaume, à table!, quoique représenté dans une comédie, montre bien le comportement d’une mère manipulatrice, assez typique de notre époque: «Elle nie totalement son fils dans sa vérité, l’identité qu’il se construit avec douleur…» Soit. Mais François Mauriac, avec sa Thérèse Desqueyroux des années 1950, montrait bien déjà le poids des injonctions familiales sur celle qui voulait être libre…

«Aujourd’hui, ce qui est nouveau, c’est que les jeunes adultes sont pris dans des loyautés très fortes, analyse Nicole Prieur. Ils savent que leurs parents ont fait des efforts ou que leur mère, déjà seule, ne peut être quittée par eux. Et si elle s’effondrait?» En arrivons-nous alors à parler ici «d’emprise»? «En tout cas, l’amour parental est devenu plus “encombrant”, estime la psychothérapeute. Les enfants ont du mal à s’en dégager.»

Il faut dire que les parents dits «toxiques» regorgeraient de plusieurs techniques manipulatrices. «Ils sont assez faciles à reconnaître tant leurs comportements sont stéréotypés, assure Christel Petitcolin. Ils agissent avec leurs victimes en utilisant quatre ficelles, toujours les mêmes: la séduction (couvrent leurs enfants de cadeaux), la “victimisation” (”à cause de toi, je vais mal”), les représailles lorsqu’ils sont contrariés (voire les intimidations), et bien sûr la culpabilisation». C’est alors une sorte de «colonisation mentale» qui ébranle les rares certitudes de la victime et l’empêchent de vivre sa vie. Là encore, un exemple cinématographique est opportun: celui de la mère de l’étudiante dans le film Oui, mais qui, dépressive, menace de se suicider lorsque sa fille commence à sortir avec un garçon, la laissant donc le soir à sa solitude.

Ces mécanismes apparaîtront communs à beaucoup – André Gide en son temps ne disait-il pas déjà «familles, je vous hais»…? Cependant les évolutions sociétales amèneraient ceux-ci à proliférer, estiment les professionnels de la psychologie.

«Chacun attend trop de l’autre aujourd’hui, estime Nicole Prieur. D’un côté des parents qui estiment “donner beaucoup” ; de l’autre, des enfants en quête éperdue de reconnaissance… Dans le couple, rien ne va plus non plus: on s’éprend de l’autre à travers un prisme de projections, on attend l’impossible de lui… Et quand celui-ci ne vous reconnaît pas, quand il vous amène dans ses propres désirs en vous niant, on se sent détruit!». Et s’il fallait en effet s’attaquer à ces racines profondes du harcèlement pour le combattre?

Voir le dossier source…

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Session parents pervers narcissiques et enfants Indigos

Dimanche 15 janvier 2017 à 20h00, Paris, France

Session de travail mensuelle sur les parents Pervers narcissiques et les enfants Indigos – CELLULE DE SOUTIEN spécifique aux enfants Indigos aujourd’hui adultes de pervers narcissiques – comprendre l’impact sur leur Mission d’Incarnation.

Vous pourrez posez vos questions durant la séance ou en avance en me les faisant parvenir sur mon E-mail

Si vous vous posez des questions à votre sujet, à savoir si vous êtes un être indigo, qu’est-ce que c’est ou à propos d’un de vos parents ( PN?) ou les deux, si vous n’êtes pas certain qu’ils le soient, si vous manquez d’informations sur ces sujets ou tout simplement si ces sujets résonnent en vous, ou que vous vous sentez appelés, je vous invite à visionner la web-conférence « Pervers narcissiques et leur impact sur les êtres indigos et leur mission de vie » en replay gratuit, ainsi que la première session de questions-réponses à ce sujet.

Cette session est ouverte à toute personne intéressée par les sujets dont elle traite, indigo ou pas, étant concernée personnellement ou indirectement par le cas des personnalités perverses narcissiques, ou étant simplement curieuse de découvrir ou d’en apprendre plus sur ces sujets.

Dossier source et inscriptions

Pour lire mon dernier article sur la Loi du Talion cliquez ici
Le but de ces sessions est de soutenir les personnes ayant eu pour parent un ou deux personnes dites perverses narcissiques. Toutes les personnes sont les bienvenues. Dans le cas de personnes hyper-sensibles, empathiques, surdouées, « starseeds », indigos, ces sessions apportent une aide précieuses dans le sens qu’elle leur permettent, en plus de prendre conscience de qui elle sont réellement, de se reconnecter et de prendre confiance en leurs capacités et leur mission de vie, afin de pouvoir la réaliser, en comprenant les tenants et les aboutissants de ces relations, quels en sont les enjeux cachés (les manipulations des forces de l’ombre, les extra-terrestres négatifs) et pourquoi. Ainsi reconnectées progressivement à leurs vibrations grâce à la connaissance de ces enjeux et des mécanismes de sabotages de leurs missions de vie mises en place par le biais de ces relations, elles pourront petit à petit reprendre leur vie en main et réaliser leur Mission d’incarnation.

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La Loi du Talion, Rose AMA

 « En tant qu’être indigo et enfant d’un parent PN, on ressent et on sait que tout ce qui est en lui est malsain.On subit la loi du Talion*. Tout est caché. L’enfant qu’un parent PN sait lorsque que son parent ment, commet une injustice, ressens son vice caché.Il ressent le dégoût et la honte quand son parent le touche, l’embrasse ou le regarde, car venant de cet être-là, il sent (il sait) que c’est malsain. Le PN est le mal dans l’âme, il ne peut donc regarder un enfant, le sien qui plus est, purement. Non, tout chez lui est pervers, sa rencontre avec l’autre est déformée. Et lorsqu’il le regarde, il projette sur lui tout son vice, toute sa honte, toute son immondice. L’enfant du pervers le reçoit, et le prend en lui. Il en gardera des séquelles durant longtemps, toute sa vie, s’il n’arrive à briser l’omerta**. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, la loi du silence. La loi du silence est la première que le PN met en place afin de cacher le vice dans lequel il est. A l’âge adulte, chez l’enfant qui n’a pas encore su pouvoir l’exprimer, ne serait-ce qu’à lui-même, cela attaquera sa force vitale, son énergie. Une fois libéré à sa propre conscience, envers lui-même, une fois qu’il aurait accepté de se l’exprimer, via le fait de reconnaître et de faire confiance à son ressenti, qu’il aura gardé là, tût  en lui, pendant des années, une fois qu’il se sera enfin AUTORISE à SE l’exprimer, l’énergie reviendra, en lui. Ce sera aux prix de nombreux efforts, qu’il sera arrivé avec peine à enfin faire sauter le verrou. « extrait du livre « La Licorne » de Rose AMA (sortie prochainement).

 *Loi du Talion : la loi du talion, une des lois les plus anciennes, consiste en la réciprocité du crime et de la peine. Cette loi est souvent symbolisée par l’expression Œil pour œil, dent pour dent. Elle évite en principe toute escalade de la violence, sans pour autant aider à sa disparition.

 ** OMERTA : en Italie, notamment en Sicile, dans les milieux soumis à la mafia, loi du silence; refus de répondre à toute personne étrangère à une mafia, par crainte de représailles. Par extension. Silence qui s’impose dans toute communauté d’intérêts. : Briser l’omerta familiale.

 – Dossier source,

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