Lorient. Enfant maltraité : Deux ans de prison ferme au couple

Pendant plusieurs mois, un petit garçon de 5 ans a été le souffre-douleur du couple qui l’élevait. Le 9 mars dernier, c’est un automobiliste qui a donné l’alerte, après avoir repéré l’enfant errant sur le bord de la route, couvert de bleus. Son père et sa belle-mère ont été condamnés à deux ans de prison ferme.

« Violences extrêmes et humiliations, voilà son quotidien ! », martèle Laurence Mallet. L’avocate du conseil général a décrit, hier, « le véritable calvaire vécu par le petit garçon de cinq ans et demi et qui avait déjà perdu, de façon brutale, sa maman ».

Son père et celle qui était alors sa belle-mère (le couple est depuis séparé), avaient à répondre devant le tribunal de Lorient des mois de maltraitance infligés à l’enfant, depuis que le couple s’était mis ensemble en juillet 2015.
C’est grâce à un automobiliste que l’enfant avait été extrait de son « cauchemar ».
Le 9 mars, vers 8 h 30, il l’avait trouvé entre Nostang et Merlevenez, errant le long de la Nationale pour rejoindre l’école.

Douches froides

Ce garçon avait raconté avoir marché deux bonnes heures après que son père l’a laissé sur le bord de route, en allant au travail.

Déposé ensuite à l’école par l’automobiliste, à la vue des hématomes de son visage et ses bras, il avait été conduit chez le médecin, malgré le refus farouche du père… Déjà, quand l’enfant n’était pas allé à l’école les dix jours précédents, il avait prétexté « une grippe carabinée » pour éviter que « les copains voient ses bleus… ».
Aux gendarmes, la petite victime évoquera un quotidien fait de claques, coups de pied et poing, douches froides pendant plus de 10 minutes, et avoir dormi dans le grenier plusieurs jours, sans manger ni se laver ; avoir ramassé les crottes du chien et manger ses croquettes… « On me disait que j’étais bête ! », avait confié l’enfant aux enquêteurs.
Ce dernier a ensuite été placé en famille d’accueil.

Un bouc émissaire

À la barre, la « belle-mère », admet les pincements de joue, la tête dans l’assiette bouillante et qu’il devait se débrouiller tout seul à la maison… après avoir initialement soutenu que l’enfant s’automutilait, en se jetant dans les escaliers.

Pour sa part, le père de famille a reconnu « avoir perdu les pédales », tant leur couple allait mal et que l’enfant « le poussait à bout ». Pour l’avocate de la petite victime, cette dernière était « devenue le bouc émissaire et l’exutoire de deux adultes à qui elle servait de refouloir à leur mal-être ».
Un avis partagé par la vice-procureure de la République, Cécile Flamet. À ses yeux, « ils sont tous les deux autant responsables l’un que l’autre, le père ayant laissé faire sa compagne… ».
Les réquisitions de quatre ans de prison dont un an avec sursis, pour Cécile Flamet, « sont lourdes mais il n’est pas envisageable qu’ils ne passent pas un jour en prison ». Le tribunal l’a donc suivie, les deux adultes écopent de quatre ans de prison dont deux avec sursis, avec, pour la belle-mère, une interdiction d’entrer en contact avec la victime à qui il a été alloué 7.000 € de dommages et intérêts.

Sources: © Le Télégramme

Publicités

A propos AZ - Infos Violences

Administrateur du blog AZ-INFOS VIOLENCES INTRA FAMILIALES
Cet article a été publié dans - Enfants maltraités. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s