Le ruban vert pomme

Un petit ruban vert pomme est lancé pour plaider l’allongement des délais de prescriptions des crimes et délits sexuels à l’encontre de mineurs.

Stop prescription ! Une initiative de la Parole Libérée à laquelle l’AIVI s’associe.

Vert «pour l’espoir» et couleur pomme «pour la lumière», explique l’une des initiatrices. «Toute grande cause a besoin d’un petit symbole.» Quinze associations de protection de l’enfance et de lutte contre les violences sexuelles lancent l’opération le Ruban vert pomme.

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Unies en collectif, elles veulent y voir un signe de ralliement pour plaider l’allongement des délais de prescription des crimes et délits sexuels à l’encontre de mineurs de moins de 15 ans. Actuellement, une victime de crime sexuel peut porter plainte dans un délai de vingt ans après sa majorité. Une durée que ces associations souhaitent voir s’allonger.

 «Stop prescription, unis pour nos enfants», clame leur slogan, qu’un avion a inscrit dans le ciel de Lyon jeudi dernier et qui orne leur page Facebook. La comédienne Andréa Bescond, récompensée par un Molière pour son spectacle sur la pédophilie «les Chatouilles», arbore ce ruban. Le produit de sa vente financera des associations, précise le collectif

(Renseignements : info@rubanbydesign.fr et  Page Facebook).

«Il s’agit aussi d’interpeller les politiques, à la veille d’échéances électorales importantes», insistent des partenaires du collectif, où figurent notamment Stop aux violences sexuelles (SVS), la Parole libérée, Enfance et Partage et l’Association internationale des victimes de l’inceste (Aivi).

 – Il est possible de commander un ruban vert pomme sur les sites spécialisés  en utilisant ce modèle

  • Ou encore de le fabriquer à la maison avec une bande de tissu de couleur vert pomme

  • Il est également possible de faire une commande en ligne à l’adresse 


    info@rubanbydesign.fr





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Signez pour l’allongement du délai de prescription pour les victimes mineurs de viol

Un enfant sur cinq est victime d’abus sexuel en Europe. Dans la majorité des cas, l’agresseur est un membre de la famille, un proche, qui menace, manipule, impose le secret, en profitant de sa position d’adulte. La violence, le choc du viol sont tels que la victime peut oublier ce qu’elle a subi. Cette amnésie traumatique peut durer des années. Les souvenirs revenus, il faut ensuite beaucoup de temps aux victimes pour trouver le courage de porter plainte, d’affronter leur agresseur. Or en France, le viol sur mineur est prescrit au bout de vingt ans après la majorité, ce qui signifie qu’une personne violée avant sa majorité a jusqu’à l’âge de 38 ans pour porter plainte et aller en justice. Après, il est trop tard.

Depuis 2014, des associations de victimes, des experts en traumatologie, des élus, demandent l’imprescriptibilité du viol sur mineur comme en Grande Bretagne, en Suisse et en Californie, mais se heurtent à de fortes résistances, seul le crime contre l’humanité étant imprescriptible.  D’autres demandent l’allongement du délai de prescription du viol sur les mineurs à 30 ans, pour que les victimes puissent aller en justice jusqu’à l’âge de 48 ans.

En février 2017, la loi Tourret-Fenech a allongé les délais de prescription pour tous les crimes, les passant de 10 à 20 ans, mais rien n’a changé pour les victimes mineures.

Face à cette situation, nombre de victimes ressentent légitimement un sentiment de colère, d’injustice et d’abandon. De plus, un pédophile, un agresseur sexuel, un parent incestueux s’en tiennent rarement à un seul viol. Si les victimes qui ont dépassé le délai de prescription avaient plus de temps pour pouvoir dénoncer leur agresseur, elles offriraient à d’autres victimes du même prédateur l’occasion de se manifester pour l’empêcher de continuer à nuire. C’est pourquoi avec Agnès B, Flavie Flament, Andréa Bescond et Sylvie le Bihan, nous demandons aux parlementaires l’allongement à 30 ans du délai de prescription. C’est un premier pas vers l’imprescriptibilité.

Nos premiers signataires : 
Clémentine Autain (conseillère régionale), Roselyne Bachelot (ancienne ministre, animatrice de radio), Houda Benyamina (réalisatrice), Anne Berest (écrivaine), Nina Bouraoui (écrivaine), Zabou Breitman (actrice, réalisatrice), Isabelle Carré (actrice), Claire Castillon (écrivaine), Audrey Dana (actrice, réalisatrice), Marie Desplechin (écrivaine), Muguette Dini (ancienne sénatrice), Raphaël Enthoven (philosophe), Laurence Ferrari (animatrice de télévision), Nicole Ferroni (humoriste), Marina Foïs (actrice), Julie Gayet (actrice, productrice), Philippe Kaltenbach (sénateur), Françoise Laborde (journaliste), Michelle Meunier (sénatrice), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Maina Sage (députée), Elie Semoun (humoriste), Sylvie Testud (actrice, écrivaine), Marie-Jo Zimmermann (députée), Chantal Jouanno (sénatrice), Camille Cottin (actrice), Aurélie Filippetti (députée)…

Cette pétition sera remise à:

  • ministre de la famille
  • Aux présidents du Sénat
  • l’assemblée Nationale
  • Aux candidats à l’élection présidentielle

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Demandez de l’aide, ne restez pas seul-e.

Parlez des violences que vous subissez à des personnes de confiance, des proches fiables, des associations spécialisées, des professionnels de la santé, du social, des juristes ou contactez la police, la gendarmerie, le procureur de la république (lettre). 

Vous pouvez également appeler les numéros suivants qui proposent écoute et conseil :

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Enfants en bas âge, comment sécuriser sa maison

A l’intérieur comme à l’extérieur, votre maison peut représenter un danger pour votre enfant.

Quelques conseils à suivre pour éviter l’accident.

Attention aux risques pour les enfants. Découvrez tous les points de vigilance que nous recommandons.

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Je suis partie … (Témoignage)

Je suis partie… mais le harcèlement a continué. (Témoignage) Par Anita Wildors   Nous nous étions connus à la médiathèque de Beaubourg où l’on travaillait tous deux pour financer nos étu…

Source : Je suis partie … (Témoignage)

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« Ma mère est toxique » Un sujet tabou

« Ma mère est toxique » Un sujet tabou
Par Désirée de Lamarzelle
Publié le 17/02/2017 à 17:10: Marie Claire.

Voir ici le REPLAY de l’émission dés à présent.

 L’idée d’une mère qui aime ses enfants, et qui pourtant, en arrive les torturer est aussi insoutenable que tabou… Un sujet complexe qu’Anne Marie Avouac a décrypté à travers le parcours de plusieurs victimes dans un documentaire diffusé ce mardi 21 février à 20h50 sur France 5. Interview.

Désirée de Lamarzelle : Quel constat avez-vous faite de l’ampleur du drame des mères?

Anne Marie Avouac : J’ai constaté l’ampleur du drame des « mères toxiques » au fil de mes repérages. On n’imagine pas le nombre d’enfants qui ont souffert d’un lien toxique avec leur mère.

Pour eux c’était normal. Pourtant la manipulation perverse d’une mère est une arme de destruction si puissante que les adultes qui en ont souffert deviennent des adultes brisés.

Sans oublier que l’amour maternelle qui ne serait pas inné est un sujet tabou, dont on parle peu. De nombreux adultes sont incapables de penser « toxicité » concernant leur mère. Les enfants excusent leur mère et nient leur souffrance. Jusqu’au jour où il est impossible de faire un pas de plus : dépression, impasse professionnelle…

Pour Delphine, Sylvain, Marianne, c’est lors d’une profonde dépression, qu’ils ont réalisé les liens toxiques qu’ils entretenaient avec leur mère.

Les ravages de la toxicité d’une mère commencent dès la naissance voire même avant. Il est maintenant prouvé scientifiquement que l’attachement sculpte le cerveau, donne confiance à l’enfant, lui permet d’apprendre et d’explorer le monde.

Sans affection, pas de confiance en soi

«La carence affective atrophie les deux lobes cérébraux et altère le circuit de l’émotion et de la mémoire. Mais dès qu’un substitut affectif entoure à nouveau le bébé son cerveau fonctionne à nouveau» écrit Boris Cyrulnik (qui sera présent au débat après la diffusion du documentaire).

C’est pourquoi la mission de l’hôpital mère-enfant du Vésinet est si importante. Elle permet aux mamans à tisser des liens affectifs avec leur bébé et d’éviter ainsi de possibles cas de maltraitance et de liens toxiques.

médecin hopitâl vésinet enfant victime mère toxique
© Cinétévé

Y a-t-il un profil type de la mère toxique ?

Il y a différents types de mères toxiques en fonction de la nature du poison qu’elle instille, de sa fréquence, de son intensité…

Une mère toxique c’est une mère qui verse du poison dans son enfant à travers ses gestes, ses mots, ses actes.

Ce sont des mères qui sont de toute évidence  en grande souffrance. Sinon elles ne se comporteraient pas comme ça» m’a confié Sophie-Marion Tentillier (Hypno thérapeute). Certaines sont plus identifiables que d’autres, comme les cas de violences ou de pathologies fortes (comme la mère de Delphine qui souffre du Syndrome de Münchhausen Par Procuration).

Pour résumer une mère toxique, c’est un parent qui a été, dominateur, critique, méprisant, incapable d’offrir le moindre soutien à son enfant.

Les violences psychologiques sont à mon avis les plus violentes car elles ne laissent pas de traces visibles 

Les mères toxiques ont tendance à dénigrer l’enfant en permanence, comme la mère de Nathalie. D’autres sont immatures et narcissiques comme la mère de Marianne. L’abandon est aussi vécu comme un traumatisme difficile à surmonter: Coryse a été abandonnée par sa mère très jeune, Sylvain a été envoyé au pensionnat car il gênait …

Ce sont  des mères qui ne savent pas poser des limites

L’enfant va être soit envahi par cette mère, soit au contraire maintenu dans une distance telle qu’il va se sentir abandonné. Mais il ne pourra pas communiquer avec elle.
Le problème c’est que souvent les mères toxiques ont été aussi elles-mêmes des enfants qui ont été mal-aimés, maltraités, et qui ont aussi des blessures et des failles importantes.

Le monde en face : Ma mère, mon poison – Mardi 21 février à 20h50 dans la case Le Monde en face. par France5

Comment selon guérit-on d’une mère toxique ?

Se construire lorsqu’on a été victimes de mères dites « toxiques » est très difficile, qu’elles aient été violentes psychologiquement, dominatrice, méprisante, absente…
L’enfant confronté à une mère toxique a besoin d’aide pour grandir. il peut le trouver  auprès d’un adulte bienveillant, d’un grand parent, d’un enseignant, d’un thérapeute.

Rappelons que l’enfant qui est en souffrance croit que ses parents ont raison. Il est donc très important d’avoir une image de l’extérieur qui va permettre à l’enfant de comprendre que finalement ce qu’il vit n’est pas normal.

Quand l’enfant est en danger il est parfois repéré par les services sociaux

C’est le cas de Camélia qui a été placée. La séparation avec sa mère était pour elle vitale à ce moment-là. Camélia a eu cette chance, mais combien d’enfants restent sous l’emprise de leur mère ?
Une fois adulte il faut panser ses blessures en essayant peut-être de comprendre qu’une mère qui fait du mal à son enfant a souvent fait ce qu’elle a pu, c’est à dire compte tenu de sa propre histoire.
Si on est dans la colère vis-à-vis de notre mère qui a été toxique pour nous, cette colère va nous ronger. Ça n’est pas un dû d’avoir une mère aimante, chaleureuse, l’important c’est de ne pas reproduire ça avec nous même, de ne pas se maltraiter comme on a été maltraité.
Il n’est pas question de l’excuser mais simplement de comprendre qu’elle ne pouvait pas faire autrement. Si elle pouvait faire autrement elle l’aurait fait, tout simplement.
Toute personne possède en elle les ressources nécessaires pour guérir.

Cela passe pas rompre, avoir une explication avec sa mère, pardonner ou pas.

Lors des groupes de parole organisée par Anne-Laure Buffet (Psychologue) la parole se libère. Écouter l’histoire des autres fait souvent écho à leur propre vécu. Pour se libérer de l’emprise de leur mère, pour retrouver confiance en eux, chaque personne trouve ses propres moyens : L’hypnose pour Marianne, la thérapie et l’écriture d’un livre pour Delphine, L’Art pour Sylvain, l’éloignement pour Camélia, la rupture pour Nathalie…

« Parler, se faire entendre, témoigner de ce rapport à la mère. C’est un temps de rééducation : apprendre à s’aimer, à aimer l’autre sans rivalité, sans emprise, ni combat, apprendre à choisir la sécurité.

En un mot, guérir » écrit  Anne-Claire Jaulin (auteure d’un scénario de fiction sur les mères toxiques).

« Ma mère, mon poison » Documentaire d’Anne-Marie Avouac (Durée 70 min) suivi d’un débat présenté par Marina Carrère d’Encausse

Diffusion mardi 21 février 2017 à 20h50 dans la case Le Monde en face France 5.

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SOURCE : Marie Claire.fr

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Violences sexuelles : STOP à la culpabilisation des victimes (interview de Dre Muriel Salmona)

– Excellent article,
je vous propose de prendre tout votre temps pour le décortiquer, c’est notre monde, c’est notre réalité, j’ajouterai juste le fait que même certaines femmes sont capable de telles horreurs, ne pas l’oublier et surtout, soyons solidaires face à tout cela.
Bonne lecture à toutes et tous

Révolution Féministe

Violences sexuelles : STOP à la culpabilisation des victimes

Interview de Dre Muriel Salmona

Par Francine Sporenda

rf_salmona_violences_sexuelles_010La docteure Muriel Salmona, psychiatre psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences, est également chercheuse et formatrice en psychotraumatologie, et Présidente de l’Association Mémoire Traumatique et Victimologique. Avec son association, elle a lancé une campagne « Stop au déni » pour lutter contre la « culture du viol » et l’abandon dans lequel sont laissées les victimes de violences sexuelles.

Elle est l’auteure de : « Le livre noir des violences sexuelles » (Dunod, 2013), de « Violences sexuelles-les 40 questions-réponses incontournables » (Dunod, 2015), de « Châtiments corporels et violences éducatives-pourquoi il faut les interdire en 20 questions-réponses » (Dunod, 2016) et de nombreux articles sur les violences intra-familiales, conjugales et sexuelles et la protection et la prise en charge des victimes.

FS : Vous soulignez que lors des…

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Je suis partie … (Témoignage)

Révolution Féministe

Je suis partie… mais le harcèlement a continué. (Témoignage)

Par Anita Wildors

Nous nous étions connus à la médiathèque de Beaubourg où l’on travaillait tous deux pour financer nos études, moi de lettres, lui de philosophie. C’était un beau brun ténébreux. J’étais une belle plante solaire. J’avais été subjuguée – au sens strict – par son humour tranchant avec l’obscurité de son regard. Un humour toutefois que je n’appréciais que rarement : il visait les autres, tous les autres, sauf lui-même. Un peu éthérée à l’époque, et surtout soucieuse de ma subsistance, je n’ai pas réfléchi. Il m’a recueillie comme, disait-il, « le petit oiseau sur une branche », creusant ma fragilité sociale. Six mois plus tard, je vivais dans sa chambre de bonne avec lui. Deux ans après, j’accouchais de ma fille.

La grossesse avait été une terrible épreuve. Ces deux années m’avaient condamnée au silence – ses mots…

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Engagez-vous à créer un financement dédié à la recherche sur les cancers pédiatriques

PÉTITION

– Engagez-vous à créer un financement dédié à la recherche sur les cancers pédiatriques

Corinne VEDRENNE Bordeaux, France.

Présidente de l’association  EVA POUR LA VIE – lutte contre les cancers de l’enfant

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En janvier 2011, ma fille Eva, née dans de parfaites conditions, sportive, intelligente, altruiste, qui mangeait 5 fruits et légumes par jour, décédait dans des conditions inhumaines d’une tumeur du tronc cérébral quelques jours avant ses 8 ans, faute de traitement, dans un grand hôpital du sud-ouest de la France.

Depuis cette date, ce sont plus de 3 000 enfants qui sont décédés d’un cancer en France, soit l’équivalent de 120 classes d’école. Le cancer demeure la 1ère cause de mortalité par maladie des enfants en France. Qui en parle ?

Après le décès d’Eva, son père et moi avons découvert que les chercheurs œuvrant sur les cancers pédiatriques ne disposent que de très faibles moyens : seulement 2 à 3% des fonds anti-cancer sont alloués à la recherche fondamentale et pré-clinique sur les cancers pédiatriques.

Les rares équipes qui travaillent sur ces maladies dépendent largement des financements associatifs. Plus grave, de nombreux chercheurs renoncent. Pourtant, œuvrer sur ces cancers permettrait de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques, bénéfiques aux enfants voire même aux adultes.

Scandalisés par ce constat, nous pensons – dans un pays où les charges sociales et les impôts sont suffisamment élevés pour le permettre – que l’État a un rôle décisif à jouer en matière de financement de la recherche. Sensibilisés par de nombreuses associations de parents, quelques députés et sénateurs se mobilisent, mais ils ne sont pas entendus.

Le Président Hollande a été interpellé par des milliers de parents sur la question. Récemment, une maman – dont l’enfant est décédé d’un cancer dans des conditions terribles – lui demandait de soutenir la recherche sur les cancers de l’enfant. En réponse, celle-ci a reçu un bref courrier signé par le Président, accompagné d’une photo dédicacée.

Je pense que les enfants méritent mieux. C’est pourquoi je m’adresse aux candidat-e-s à la présidentielle 2017, et leur demande s’ils sont prêts à s’engager à prendre, par écrit, l’engagement suivant :

SOUTENIR LA CRÉATION D’UN FONDS DE RECHERCHE PUBLIC DÉDIÉ AUX CANCERS ET LEUCÉMIES DE L’ENFANT, d’un montant de 20 millions d’euros/an.

Cela permettrait de financer des équipes de recherche fondamentale et pré-clinique, dont les travaux sont indispensables pour développer les traitements de demain. Les USA ont pris une mesure comparable : « Gabriella Miller Kids First Research Act », signé par Barack Obama fin 2014.

C’est pourquoi, Monsieur ou Mme futur-e Président-e, les associations, les chercheurs et les parents espèrent que vous allez faire un geste fort, qui pourrait rendre la France exemplaire à l’échelle européenne.

Faire sa campagne sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’insécurité, le terrorisme, c’est bien. Mais il serait naturel d’y inclure ceux qui devraient être la priorité d’un pays : ses enfants. Car personne n’est à l’abri du cancer. Et si demain, c’était le vôtre ?

Nous comptons sur vous, les enfants comptent sur vous !
Cette pétition sera remise à:

A l’attention des candidat-e-s à la Présidence de la République

Candidat à l’élection présidentielle
Emmanuel Macron
Jean-Luc Mélenchon
Benoît Hamon
Député européen
Yannick Jadot
Candidate à la présidentielle
Marine Le Pen
Membre du Mouvement des Progressistes
Sébastien Nadot
Candidat du Mouvement Républicain et Citoyen à l’élection présidentielle de 2017
Bastien Faudot
Charlotte Marchandise
Nathalie Arthaud
Candidat à l’élection présidentielle
Stéphane Guyot
Candidat à l’élection présidentielle
Yves Gernigon
Énarque dissident, Gaulliste de gauche, défenseur du Travail contre la mondialisation financière.
Jacques Cheminade

SIGNER LA PÉTITION.

SOURCE : CHANGE.ORG

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La Maltraitance, l’Abus de l’Enfant C’est quoi?

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Les humiliations, les coups, les gifles, la tromperie, l’exploitation sexuelle, la moquerie, la négligence etc. sont des formes de maltraitances parce qu’ils blessent l’intégrité et la dignité de l’enfant, même si les effets ne sont pas visibles de suite. C’est à l’âge adulte que l’enfant maltraité jadis commencera à en souffrir et en faire souffrir les autres. Il ne s’agit pas là d’un problème de la famille uniquement, mais de toute la société parce que les victimes de cette dynamique de violence, transformées en bourreaux, se vengent sur des nations entières, comme le montrent les génocides de plus en plus fréquents sous des dictatures atroces comme celle de Hitler. Les enfants battus apprennent très tôt la violence qu’ils utiliseront adultes en croyant à ce qu’on leur a dit : qu’ils ont mérité les punitions et qu’ils étaient battus « par amour ». Ils ne savent pas qu’en vérité la seule raison des punitions qu’ils ont subies était due au fait que leurs parents ont subi et appris la violence très tôt sans la remettre en cause. A leur tour ils battent leurs enfants sans penser leur faire du mal.

C’est comme ça que l’ignorance de la société reste si solide et que les parents continuent en toute bonne foi à produire le mal dans chaque génération depuis des millénaires. Presque tous les enfants reçoivent des coups quand ils commencent à marcher et toucher les objets qui ne doivent pas être touchés. Cela se passe exactement à l’age quand le cerveau humain se structure (entre 0 et 3 ans). Là, l’enfant doit apprendre de ses modèles la gentillesse et l’amour mais jamais, en aucun cas, la violence et les mensonges (comme: « je te bas pour ton bien et par amour »). Heureusement, il y en a des enfants maltraités qui reçoivent l’amour et la protection chez les « témoins secourables » dans leur entourage.

Lire la suite sur : www.alice-miller.com

SOURCES : Alice-Miller.com

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Votre bibliothèque de quartier : un lieu où agir facilement contre la VEO

Nous vous proposons ici une action modeste, concrète, ultra-simple à réaliser, gratuite, qui demande très peu de temps, et permet de toucher des personnes que vous ne connaissez pas et qui ne sont peut-être en rien sensibilisées à la violence éducative ordinaire (VEO). Il s’agit tout simplement de proposer à votre bibliothèque de quartier d’acquérir un livre qui parle de la VEO ou des châtiments corporels.

Sensibiliser autour de soi à l’existence même de la VEO et à ses lourds impacts sur les enfants, les adultes qu’ils deviendront et la société dont tous font partie peut parfois sembler difficile ou délicat. Comment ne pas froisser voire blesser ses proches ou ses connaissances ? Comment diffuser le message hors du cercle des convaincus ?

Un rayon « éducation » souvent peu (et mal) fourni

Il est probable que, dans votre bibliothèque comme dans la plupart, il existe un rayon, en général peu fourni, consacré à l’éducation des enfants. Il est probable aussi qu’il n’inclut aucun livre traitant principalement (ou même ne faisant qu’évoquer) la VEO et/ou les châtiments corporels1.

Il est donc probable aussi que faire intégrer un livre sur la VEO à ce rayon l’amènera entre les mains de parents qui n’en auraient pas eu connaissance sans cela ou qui n’auraient pas fait la démarche de l’acheter ou d’en demander l’acquisition à la bibliothèque, en particulier de futurs ou jeunes parents en recherche de réponses à leurs multiples questionnements sur leur nouveau « métier » de parents. Le moment idéal pour faire passer, et pour recevoir, des messages clés sur l’éducation de jeunes enfants.

Proposez l’acquisition d’un livre qui parle de la VEO et/ou des châtiments corporels

Les bibliothèques de quartier proposent très souvent à leurs abonnés de faire part de leurs souhaits d’acquisition de nouveaux livres. En général, il suffit d’écrire les références du livre souhaité dans un cahier mis à disposition du public, ou autre dispositif équivalent.

Commencez par vous assurer que le livre que vous pensez proposer n’est pas déjà présent au catalogue de votre bibliothèque et qu’il n’est pas non plus en cours d’acquisition – ce que vous pouvez vérifier auprès d’un-e bibliothécaire.

Discutez avec votre bibliothécaire pour savoir quelle est la politique d’acquisition de votre bibliothèque. Souvent, les livres récents (année en cours et année précédente, parfois un peu plus) sont privilégiés, voire les seuls pour lesquels une demande d’acquisition a de bonnes chances d’aboutir.

Évitez de demander l’achat de plusieurs livres à la fois, pour ne pas donner l’impression de vouloir « orienter » le fonds de la bibliothèque dans un certain sens. Votre proposition sera certainement mieux écoutée si elle peut être considérée comme une demande personnelle de lecteur. Il sera toujours temps de formuler un nouveau souhait quelques semaines ou quelques mois plus tard !

Proposez en priorité à votre bibliothèque l’acquisition de l’un de ces 3 livres :

Muriel Salmona, Châtiments corporels et violences éducatives – Pourquoi il faut les interdire en 20 questions-réponses, Dunod, 2016.

Olivier Maurel, La Fessée, questions sur la violence éducative, La Plage, 2015, 3ème édition du livre initialement paru en 2001, puis 2004.

Alice Miller, C’est pour ton bien : Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant, Aubier, 1985, réédité au format poche en 2015 chez éditions Flammarion.

N’hésitez pas à consulter la rubrique Livres et les autres articles du site de l’OVEO pour des idées complémentaires.

Faites partager vos coups de cœur

Certaines bibliothèques donnent la possibilité aux usagers de partager leurs coups de cœur, qui peuvent être publiés sur le site de la bibliothèque ou imprimés et collés sous forme de fiche sur la couverture du livre ou du DVD. Une fois que votre bibliothèque aura acheté le livre que vous aurez recommandé, renseignez-vous pour savoir si elle propose cette possibilité : un livre recommandé par un lecteur a de bonnes chances d’attirer l’attention d’autres usagers et d’être plus emprunté.

Enfin, vous pouvez proposer à votre bibliothèque d’organiser une exposition sur le thème de la violence éducative ordinaire (ou de l’éducation en général) et suggérer une liste de livres à cet effet. Les bibliothèques municipales ou de quartier peuvent toujours faire venir de la bibliothèque centrale de prêt du département ou de la ville les ouvrages qui ne figurent pas dans leur fonds.

À vous de jouer !

SOURCE : OVEO.ORG

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Dre Muriel Salmona – Accompagnement des enfants victimes de viol

Article écrit, publié et mis à jour par la Docteure Muriel Salmona, dimanche 5 février 2017

COMPRENDRE, PROTÉGER, SOUTENIR ET SOIGNER L’ENFANT VICTIME,

 

Dre Muriel Salmona

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Pas-de-Calais : un enfant de 5 ans meurt d’un arrêt cardiaque après une punition

Jean-Michel Décugis|06 février 2017, 9h43, Le Parisien

Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), le 6 février 2017.  C’est dans ce cabanon que le corps de l’enfant de cinq ans a été retrouvé. LP/ARNAUD JOURNOIS

 L’enfant a été victime d’un arrêt cardiaque à la suite d’une punition infligée par son beau-père. Il a été découvert dans la rue, en slip et chaussettes.

Un enfant âgé de 5 ans est décédé d’un arrêt cardiaque dans la nuit de dimanche à lundi à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais). Les parents sont actuellement en garde à vue. Selon nos informations et les premiers éléments de l’enquête, l’enfant aurait été puni pour avoir fait pipi au lit. Son beau-père l’aurait fait courir dans la cour de la maison jusqu’à épuisement. Des traces de coups anciennes ont été relevées sur le corps de la jeune victime.

Les pompiers ont été appelés à 2h45 ce lundi matin «pour un enfant en arrêt cardio-respiratoire», indique le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours). Les secours précisent que les gendarmes se sont également rendus sur les lieux du drame, dans une rue à l’écart du centre-ville de cette commune d’environ 10.000 habitants. Selon nos informations, c’est le beau-père de l’enfant, Julien M, âgé de 30 ans, qui a téléphoné aux secours, qui ont ensuite prévenu les gendarmes.

D’après les gendarmes, le petit garçon a été retrouvé à proximité d’un canal, à environ 200 mètres d’un cabanon qui appartient à ce couple sans profession et qui n’était pas connu des services de police. Il s’agit de l’enfant de la mère, âgée elle de 22 ans. Le couple n’a pas d’autre enfant.

La procureur de la République de Saint-Omer, Patrick Leleu, a précisé dans la matinée qu’«un enfant de cinq ans est décédé dans des conditions suspectes quant aux explications qui ont été données, avec un motif médical non établi à cette heure». le magistrat a ajouté que «les conditions suspectes de ce décès nous ont amené à faire placer les parents en garde à vue, en tout début de matinée, sur une suspicion de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». le procureur précise qu’«il y a suffisamment d’éléments pour placer les parents en garde à vue par rapport aux premières explications et à l’arrivée sur les lieux».

«Depuis environ 3 heures du matin, des spécialistes de l’identité criminelle sont sur place et font les constats», ajoutent de leur côté les gendarmes. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Omer, en appui de la brigade d’Aire-sur-la-Lys.

Sources : Le Parisien

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Montélimar : un père de famille soupçonné de viols sur treize garçons

Par Mélanie Tournadre, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu jeudi 26 janvier 2017 à 16:45

Un père de famille montilien a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs. Cet homme de 37 ans, interpellé en milieu de semaine dernière, est soupçonné d’avoir abusé de ses deux fils et de onze de leurs amis, tous mineurs.

Un père de famille montilien a été mis en examen pour viols et agressions sexuels sur mineurs. Cet homme de 37 ans a été interpellé, par les policiers, le 18 janvier dernier.

Soupçonné de viols sur treize garçons

Cet homme est soupçonné d’avoir violé et agressé sexuellement ses deux fils, qui seraient âgées de 6 ans et 15 ans, ainsi que onze de leurs amis, tous mineurs. La plupart des garçons aurait une dizaine d’années. Les viols et agressions sexuelles se seraient déroulés au domicile du père de famille, dans le centre-ville de Montélimar et sur plusieurs années, près de neuf ans. Les faits auraient été commis entre 2008 et aujourd’hui.

Les policiers alertés par le père d’un des garçons

C’est le père d’un de ces jeunes garçons qui a surpris une conversation entre eux et qui a signalé l’homme aux policiers montiliens. Le pédophile présumé est informaticien. En garde vue, la semaine dernière, il a avoué les faits, au moins en partie.

L’homme a avoué les faits, ainsi que des enregistrements

Le père de famille de 37 ans aurait également indiqué avoir filmé certains de ces actes. Les policiers fouillent son ordinateur et ses disques durs pour retrouver ces enregistrements. Il a été placé, la semaine dernière, en détention provisoire à la prison de Valence alors que l’enquête se poursuit.

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Culture du viol: « N’apprenons pas aux enfants à faire un bisou pour dire merci »

Article édité et mis en une par la rédaction par L’express
Geneviève Boileau, publié le 27/10/2016 à 16:51

« Quand on détourne les émotions d’un enfant « mais non, ça ne fait pas mal » ou « tu n’as pas peur »… On lui apprend à douter et à se dissocier de son ressenti. Reconnaissons les émotions et les sentiments qui habitent nos enfants. »

Pour venir à bout de la culture du viol, Geneviève Boileau, une maman québécoise, préconise d’apprendre le consentement aux enfants et ce, dès le plus jeune âge.

À mes amis parents et à tous ceux qui côtoient des enfants,

La semaine dernière, des étudiantes de l’Université Laval, à Québec, se sont réunies pour dénoncer des agressions sexuelles survenues dans les résidences du campus. Parmi les témoignages entendus cette journée-là, une jeune femme a dénoncé des viols qu’elle aurait subis de la part d’un député en poste. Les médias se sont enflammés et, même si la plupart des gens défendent les victimes et dénoncent les agresseurs, ils demeurent des commentaires et des allusions sur la responsabilité des victimes.

Dans la foulée des discussions autour de la culture du viol, j’ai envie de parler de notre rôle de parent. Pour venir à bout de cette culture de petits actes sexistes, petits harcèlements et même petites violences sexuelles ordinaires, cette culture qui trace la voie aux plus grands drames, accompagnons nos enfants.

Tenons compte de l’opinion de nos enfants

Quand on demande à un enfant de donner un bisou ou un câlin à la personne qui vient de lui donner un cadeau… On lui apprend à associer les cadeaux à des marques d’affection. Montrons-lui qu’il est suffisant de dire merci.

Quand on détourne les émotions d’un enfant « mais non, ça ne fait pas mal » ou « tu n’as pas peur »… On lui apprend à douter et à se dissocier de son ressenti. Reconnaissons les émotions et les sentiments qui habitent nos enfants.

Quand on insiste un peu trop pour qu’un enfant prenne part à une activité qu’il n’aime pas ou qui lui fait peur, même si on aimerait tant qu’il surmonte les obstacles… On lui apprend que son « non » n’est pas pris en considération. Tenons compte de son opinion, discutons avec lui de l’objet de son malaise et respectons ses préférences et son rythme.

VIDEO >> Viol: le consentement expliqué en 3 vidéos

J’ai espoir que nos enfants sauront un peu mieux comment respecter leur corps et leur ressenti et ceux des autres. J’ai espoir qu’ils auront assez expérimenté le respect et le consentement pour l’exprimer, le reconnaître et le rechercher.

Source : l’express.fr

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« Ma fille a été violée à la maternelle, mais ni l’école, ni la mairie ne l’ont soutenue »

Article édité et mis en une par la rédaction  de l’express
Propos recueillis par Emilie Tôn, publié le 04/02/2017 à 09:46

En septembre 2015, Zoé, 4 ans, est agressée dans la cour de récréation. Trois garçons la maintiennent au sol, un quatrième vient introduire un bâton dans son sexe. Sa mère tente d’obtenir du soutien et souhaite faire reconnaitre le statut de victime de sa fille, en vain. Elle raconte.

Tout a commencé le 28 septembre 2015. Zoé, ma petite dernière de 4 ans, est alors nouvellement scolarisée dans la commune où j’ai grandi et où vivent mes parents. Le soir, je vais la chercher chez ses grand-parents -qui l’ont récupérée à la sortie de la maternelle. Ma mère m’informe que la petite n’est « pas dans son assiette ».

Son institutrice, une amie, m’appelle au même moment. Elle souhaite me raconter un événement qui s’est produit pendant la pause déjeuner. Zoé a été retrouvée derrière une cabane dans la cour, tenue au sol par trois garçons, le pantalon et la culotte baissés, alors qu’un quatrième garçon tenait un bâton qu’il venait d’introduire dans son sexe. Je tombe des nues.

Une agression sexuelle qualifiée de « jeux d’enfants »

Les Atsem ont alerté la maîtresse à son retour, avant la reprise des classes, de ce qu’il s’était passé. En revanche, personne n’a pensé à nous appeler ou à prévenir la grand-mère venue la récupérer, qui a pourtant demandé des explications après avoir constaté une griffure sur le visage de Zoé. Le soir, autour du dîner, chacun prend la parole pour raconter sa journée. Lorsque vient son tour, la petite dit, mot pour mot: « J’ai eu un problème grave aujourd’hui à l’école, quatre garçons de ma classe m’ont attrapée de force, mise par terre, il y en a trois qui m’ont tenue de force, moi je voulais pas et je criais, et il y en a un qui m’a baissé le pantalon et la culotte et m’a mis un bâton dans la minette, ça m’a fait mal et j’étais en colère. »

Avec mon conjoint, nous décidons de nous rendre à l’école pour avoir des explications dès le lendemain matin. Nous sommes reçus par l’institutrice, une Atsem et la secrétaire de mairie aux affaires scolaires. Elles nous refont le film et expliquent que les garçons ont été punis. A côté de nous, un père dispute son fils, l’un des garçons concernés. Mais nous ne pouvons pas en rester là.

Pour comprendre comment un enfant de 4 ans a pu avoir une telle idée et aussi pour montrer à Zoé que cette affaire est grave et que sa parole est importante, nous décidons d’aller porter plainte. Sur le chemin, nous croisons la maire de la ville, que je connais personnellement. Elle nous dit être au courant de l’histoire et nous demande de rester discrets « pour le bien de notre fille ». Pour elle, ce sont « des jeux d’enfants » et il est préférable que les gens ne soient pas au courant. Nous sommes furieux.

Pas d’accès à l’école pour les parents

A la gendarmerie, nous faisons notre déposition. Le motif indiqué: viol sur mineure en réunion. Zoé doit être auscultée, mais l’hôpital du coin n’est pas en capacité d’établir une constatation formelle. Nous sommes donc redirigés vers un médecin légiste qui constate des lésions vaginales. Zoé est entendue par les autorités et vue par un psychiatre. Les garçons sont entendus à leur tour avec leurs parents. Tous les enfants donne la même version.

Plus tard, nous prenons rendez-vous avec la mairie pour parler du retour à l’école de Zoé. Si elle ne souhaite pas revoir ses agresseurs, c’est elle qui doit changer d’école, pas eux. Nous acceptons avec tristesse, mais avons besoin d’un certificat de radiation délivré par la direction. Le moment de rencontrer la directrice serait-il enfin arrivé?

Dès son arrivée, mon conjoint se voit refuser l’entrée de l’établissement. Le certificat lui est amené directement au portail. Nous comprenons que la directrice, comme la municipalité, fuit ses responsabilités. Malgré le soutien psychologique promis par l’Académie, nous ne serons jamais recontactés et devrons amener Zoé chez un psychologue à nos frais.

Une affaire classée « sans suite », pas pour Zoé

L’année se passe, une autre recommence. Zoé est scolarisée dans une nouvelle école quand, en octobre 2016, la gendarmerie nous convoque. Ils nous annoncent que l’affaire a été classée sans suite, comme ils s’y attendaient. Dans la case où doit apparaître le motif, il n’y a rien d’écrit. Nous sommes résignés: notre fille ne sera pas officiellement reconnue comme victime.

La nouvelle est d’autant plus difficile à avaler que le 18 janvier, j’apprends mon signalement auprès de la gendarmerie pour propos outranciers de la part de la directrice de l’ancienne école de Zoé. Elle m’accuse de l’avoir diffamée au cours d’une conversation publique, sur Facebook, que j’ai eue avec ma cousine -également signalée- à propos de la sécurité de nos enfants dans les écoles de notre commune.

Quelques jours plus tôt, ses fils s’étaient retrouvés seuls au bord de la route, cartable sur le dos, au lieu d’être à la cantine, entourés d’adultes responsables. Comme toute mère l’aurait été, ma cousine était révoltée. La conversation est arrivée aux oreilles de la directrice -captures d’écran à l’appui- qui s’en est donc servie contre nous.

Aujourd’hui, nous devons donc nous justifier, malgré l’absence totale de soutien de la part de la municipalité ou de l’école, de notre mécontentement. Zoé, de son côté, va bien, mais elle n’a pas classé l’affaire, elle. Elle a intégré que tout cela est une mauvaise expérience et en reparle régulièrement, y compris dans des contextes inappropriés – preuve d’un traumatisme.

Source : L’express.fr 

Signer la pétition « Justice pour Zoé » à l’attention de la justice Française

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LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE par Anne-Laure Buffet

Lettre ouverte aux candidats pour que la violence psychologique qui mine et tue chaque jour soit enfin prise en compte et combattue. « Madame, Messieurs. Vous êtes candidat-e à la Présid…

Source : Anne-Laure BUFFET – Et si l’on parlait de vous !

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Il faut apprendre à s’éloigner de certaines personnes, pour être heureux

Il faut apprendre à s’éloigner de certaines personnes, pour être heureux

Il est judicieux de s’éloigner des gens qui nous empêchent de grandir et d’être heureux, et qui nous transmettent une série d’inquiétudes qui n’ont rien à voir avec notre personne.

S’éloigner de ces personnes améliorera notre santé physique mais également notre santé  émotionnelle.

Nous pouvons dire que pour être heureux, nous avons besoin de prendre de la distance face aux conflits qui sont provoqués par des gens qui pompent notre énergie et qui anesthésient notre faculté de réaction.

Pour que l’on soit libre et que l’on se sente bien, nous devons nous éloigner du carnage émotionnel, de l’instabilité et de l’incertitude que provoquent les gens qui nuisent à notre capacité émotionnelle et qui heurtent notre sensibilité.

Ainsi, il est fondamental de savoir que pour y parvenir, nous devons nous préparer à accepter le fait que nous ne connaissons pas réellement les personnes que nous croyons connaître.

Car effectivement, nous devons nous rendre compte que vous sommes soumis à leurs exigences, à leurs jugements et à leurs comportements toxiques.

Ce que les autres personnes pensent de vous est leur réalité, pas la vôtre

Nous devons être conscient que tout au long de notre vie, nous allons rencontrer beaucoup de personnes qui ne savent pas respecter ni considérer les sentiments, les pensées et les croyances des autres.

Par conséquent, nous nous sentons utilisés comme des marionnettes soumises à la mauvaise humeur des autres; ce qui se transforme habituellement en conflits internes et externes.

Il est possible qu’à cause de cela, nous sentions que ces personnes « ne vivent pas vraiment, et ne laissent pas vivre les autres » et qu’en conséquence, elles freinent notre développement, le leur, et l’épanouissement d’une relation qui pourrait être saine mais qui est devenue vénéneuse.

Toutefois, il se peut que ces personnes ne soient pas complètement conscientes de tout ce mal-être qu’elles déclenchent, et qu’elles ne se posent pas la question à savoir si ce qu’elles font ou ressentent fait du mal aux autres.

Cela survient car elles-mêmes sont soumises à la spirale de leurs propres problèmes, qu’elles ont personnellement créée.

Elles sont donc noyées et coincées dans ce tourbillon dont elles ne pourront sortir à moins de fournir de gros très efforts et d’y amener une réelle prise de conscience.

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Vous devez prendre de la distance émotionnelle

Nous ne pouvons pas toujours nous éloigner physiquement des personnes qui rendent notre quotidien difficile, car ce sont des proches, des collègues de travail, ou des gens très présents dans notre entourage.

Toutefois, nous sommes d’accord pour dire que, malgré le pouvoir de la distance physique, ce qui fait tangiblement la différence, c’est la distance émotionnelle.

Pour cela, nous devons faire un travail sur nous même pour rassembler toutes les forces nécessaires afin de nous maintenir hors de leur capacité d’action, et éviter ainsi que ces personnes n’aient pas une trop grande influence sur nous.

Mais alors, comment faire ?

Profitez de l’avantage de l’anticipation

Vous savez surement  comment cette personne réagira face à telle ou telle situation. Alors, profitez de cela pour vous protéger.

Mettez la barre haut lorsque vous accorder du crédit aux autres personnes

N’accordez pas de crédit aux gens qui sont malintentionnés et qui ne vous apporteront rien.

Pour cela, inspirez-vous d’un enseignement socratique traditionnel qui offre la possibilité de filtrer les commentaires des autres ainsi que les nôtres.

Le jeune disciple d’un philosophe sage arrive chez celui-ci et lui dit :

– Maître, un de tes amis a parlé de toi avec malveillance.

– Attends ! L’interrompt le philosophe. As-tu déjà fait passer par les trois filtres ce que tu vas me raconter ?

– Les 3 filtres ?

– Oui. Le premier est celui de la vérité. Es-tu sûr que ce que tu veux me dire est absolument certain ?

– Non, je l’ai entendu dire à quelques voisins.

– Au moins, l’auras-tu au moins fait passer par le deuxième filtre, qui est celui de la bonté? Ce que tu veux me dire, est-il bon pour quelqu’un ?

– En réalité, non. Au contraire… ça alors !

– Le dernier filtre est celui de la nécessité. Est-il nécessaire de me faire savoir ce qui t’inquiète tellement ?

– A dire vrai, non.

– Alors, dit le sage en souriant, si ce n’est ni vrai, ni bon, ni nécessaire, enterrons-le dans l’oubli ».

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Il faut apprendre à s’éloigner de certaines personnes, pour être heureux

Gérez vos attentes

Parfois, nous attendons tant des autres que nous sommes incapables d’accepter la réalité telle qu’elle est vraiment.

A ce moment-là, nous devons accepter que nous ne connaissons pas si bien les personnes dont nous attendons beaucoup et qui nous déçoivent constamment.

Cela permet aussi de réévaluer nos attentes vis à vis des autres personnes, qui peuvent être très exigeantes, partiales et même nous polluer par un terrible mal-être.

Une fois que vous avez réussi à filtrer les mauvaises actions, vous vous concentrerez sur vos opportunités de croissance, et vous arrêterez d’utiliser vos forces comme une conséquence de la toxicité de l’environnement.

Gardez votre perspective en tête pour aboutir à l’indifférence

Quand vous commencerez à sentir et à comprendre que vous êtes descendu de cette fameuse montagne russe qui vous enfermait, vous réussirez à oublier les inquiétudes que vous a apporté cette personne ou ce membre de votre entourage dont vous essayez de vous défaire.

Alors, vous vous libérerez de ces insécurités et des réactions démesurées que les conflits ont provoqué en vous.

Une fois que vous en serez libéré, votre esprit s’éclaircira et vous serez prêt pour exposer vos sentiments, vos peurs et vos pensées.

Cet effort vous garantira un résultat rapide et vous prendrez conscience de la nécessité de vous éloigner de certaines personnes.

La vie est si brève qu’elle ne mérite pas d’être envahie par des angoisses inutiles.

Conclusion : aimez les gens qui vous font du bien et éloignez-vous de celles qui sont nocives pour vous.

Sources : Sain et naturel.com

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Harcèlement scolaire : l’État jugé responsable dans la mort de Marion Fraisse

Harcèlement scolaire : l’État jugé responsable dans la mort de Marion Fraisse

INFO LE FIGARO

  • Par Angélique Négroni
  • Mis à jour le 01/02/2017 à 21:24
  • Publié le 01/02/2017 à 20:06

INFO LE FIGARO – Victime de harcèlement à l’école, cette collégienne s’était suicidée malgré les multiples alertes des parents aux enseignants.

Près de quatre ans après le suicide de Marion Fraisse, 13 ans, harcelée par des jeunes de son collège dans l’Essonne, une première condamnation pour faute vient de tomber. L’État vient, en effet, d’être reconnu partiellement responsable de la mort de cette élève de 4e, qui était scolarisée à Briis-sous-Forges.

Dans …

Cet article a été publié dans l’édition du Figaro du 02/02/2017 . 87% reste à lire.

Sources : LE FIGARO

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Rennes. Pour s’occuper, il demandait à des enfants de se battre.

Rennes. Pour s’occuper, il demandait à des enfants de se battre.

Modifié le 31/01/2017 à 16:38 | Publié le 30/01/2017 à 20:57, Ouest-France.

Un jeune majeur a demandé à des enfants de 6 et 7 ans de se battre, durant l'été 2016, dans le quartier de Villejean, à Rennes.
Un jeune majeur a demandé à des enfants de 6 et 7 ans de se battre, durant l’été 2016, dans le quartier de Villejean, à Rennes. Photo d’illustration : Fotolia.

 

Un jeune majeur a été placé en garde à vue la semaine dernière à Rennes. Durant l’été 2016, il a encouragé de jeunes garçons à s’affronter dans la rue. Il sera poursuivi en justice pour « provocation de mineur à commettre un délit ».

Fin août, les pompiers interviennent sur la dalle Kennedy dans le quartier de Villejean, à Rennes. Un petit garçon de 6 ans s’est ouvert la tête en se battant avec d’autres enfants. Il est pris en charge par les secours et conduit à l’hôpital. La police est prévenue en raison du jeune âge de la victime.

« Il s’ennuyait »

L’enfant, et les trois autres garçons qui étaient avec lui, scolarisés dans une école du quartier, sont entendus par la brigade des mineurs.

Les enquêteurs découvrent que les jeunes élèves se sont battus dans la rue à la demande d’un jeune homme de 19 ans, qui réside aussi à Villejean.

« C’était l’été, il s’ennuyait et il a demandé à des enfants de 6 et 7 ans qui étaient sur la dalle, de faire un « fight » (un combat), confie un policier. On ne sait pas combien de fois ils se sont affrontés, mais le 28 août 2016, l’un d’eux a été blessé à la tête. Pour éviter d’avoir des problèmes, le majeur lui a donné 10 € afin qu’il dise à ses parents qu’il s’était fait ça tout seul. »

Placé en garde à vue

Jeudi 26 janvier, le jeune homme, actuellement incarcéré pour une autre affaire, a été extrait de sa cellule et placé en garde à vue au commissariat de Rennes.

Il aurait reconnu avoir incité les enfants à s’affronter, mais sans exercer de menace.

Il sera poursuivi devant le tribunal correctionnel pour « provocation de mineur à commettre un délit ».

Sources : Ouest-France  Lire le journal numérique

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